La Citroën DS est tout un symbole : belle, futuriste, innovante et confortable. En somme, une voiture comme on n’en fait plus. Elle a marqué son époque par sa technologie avant-gardiste et elle a su conquérir le cœur des français. A tel point que ce fut la voiture du général De Gaulle !

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Présentée au salon de Paris en octobre 1955, la Citroën DS arrive après la traction qui a eu une carrière de plus de 20 ans. L’objectif de cette voiture est d’être en avance sur son époque pour proposer un niveau de confort inégalé, parfois supérieur à des berlines allemandes très haut de gamme. C’est pourquoi les ingénieurs développeront un système hydraulique très complexe qui offre une grande souplesse à tous les niveaux, notamment sur celui de la suspension pneumatique.

Et c’est cet hydraulique dans les suspensions qui fera l’histoire de la Citroën DS le 22 août 1962 où le général De Gaulle eut la vie sauve lors des attentats du Petit-Clamart.

La Citroën DS, voiture du général De Gaulle

Ayant 2 pneus crevés, la DS pouvait rouler à une vitesse assez élevée sans partir dans tous les sens, ce qui permis au brave chauffeur du général d’échapper à une embuscade, chose qui aurait sûrement été impossible avec une autre voiture de cette époque.

Symbole de toute une époque, la Citroën DS a été largement utilisée au cinéma et apparaissaient encore récemment aux mains de Simon Baker dans la série Mentalist.

Une ligne très fluide pour la Citroën DS

Le dessin de la Citroën DS est né de la plume du designer Flaminio Bertoni et aura marqué l’histoire de l’automobile tant elle paraît encore très futuriste de nos jours ! Cela commence dès l’avant de la voiture avec un museau très effilé ainsi qu’un capot long (la DS est elle-même très longue puisqu’elle mesure un peu plus de 4.80 m). Les roues arrière sont semi-carénées afin de favoriser la pénétration dans l’air alors que les clignotants arrière sont installés dans les gouttières de toit.

La Citroën DS sous toutes ses coutures

L’esthétique de la Citroën DS évoluera quelque peu au fil des ans comme avec l’installation de pare-chocs butoirs (1963) et surtout les phares avant carénés à partir de 1967 en lieu et place des phares ronds. Surtout connue en version berline, la DS sera également déclinée en break et en cabriolet.

L’intérieur de la Citroën DS

A l’intérieur également la présentation fait très futuriste, surtout pour les premiers modèles. En effet, le tableau de bord design avec son instrumentation Jaeger deviendra plus simple avec les années pour devenir plus économique à fabriquer.

Beaucoup d’éléments sont inédits sur la DS comme une pédale de frein type « champignon » ou encore un volant monobranche conçu pour éviter de briser la cage thoracique du conducteur en cas d’accident.

A partir de 1965 sera disponible la fameuse finition Pallas offrant de nombreux éléments en aluminium ou en inox ainsi qu’un intérieur encore plus confortable avec notamment des portes entièrement capitonnés ou un tapis de sol Dunlopillo qui ne fait pas moins de 8 cm d’épaisseur !

Une motorisation trop juste

Malheureusement, le bloc propulseur est certainement le gros point faible de la DS. Malgré son long capot destiné à accueillir un moteur de 6 cylindres, elle se contentera de 4 pistons moins puissants. C’est surtout vrai pour les premières versions (type DS 19) qui se contenteront du moteur de la traction. Avec 1911 cm3, il développe un modeste 75 ch SAE (soit 63 ch DIN) et évoluera à 1985 cm3 en 1961 et 83 ch SAE (soit 70 ch DIN).

Le tir sera rectifié pour la DS type 21 avec l’usage d’un moteur de 2175 cm3 de 100 ch DIN et évoluera jusqu’à 125 ch DIN avec l’adoption de l’injection en 1969.

Enfin, avec la DS type 23 en 1973, le moteur sera réalésé pour faire 2347 cm3 et 115 ch DIN de puissance en version carburateur et 130 ch DIN en version à injection.

Comme la majorité de l’auto, la boite de vitesses était inédite pour l’époque puisque semi-automatique ! Le conducteur n’a qu’à changer les rapports avec le levier de vitesse et l’hydraulique se charge de débrayer. Toutefois, une boîte manuelle ainsi qu’une boîte automatique à convertisseur étaient également proposées.

Des innovations qui ont causé des problèmes à sa sortie

Citroën savait vanter les mérites de sa DS !

La Citroën DS est avant tout réputée pour son grand confort, notamment au niveau des suspensions hydrauliques avec correcteur d’assiette. A l’arrêt, la DS est littéralement par terre et elle se lève lorsque l’on démarre la voiture. Très souple, elle peut donner le mal de mer aux enfants placés à l’arrière mais est toujours impérial pour absorber les irrégularités.

La direction est également assistée par l’hydraulique, ce qui est inédit en 1955. Fini les séances de musculation lors des manœuvres ou le nombre interminable de tours de volant de butée à butée. Celle de la DS est très souple et assez directe, ce qui peut surprendre les conducteurs non avertis !

Côté freinage, l’hydraulique vient également porter secours et peut aussi surprendre par un dosage délicat de la pédale. Il faut dire que la Citroën DS est équipée de freins à disques à l’avant, chose peu courante en 1955.

Néanmoins, l’hydraulique causa de nombreux problèmes à ses débuts puisque le liquide LHS (Liquide Hydraulique Synthétique) du circuit hydraulique devenait oxydant à partir de 40° et rongeait tous les joints. Ce problème concerna presque tous les modèles et le réseau de concessionnaire dû essuyer les plâtres de cette erreur de conception. Pour y résoudre, sera utilisé le LHS2 à partir de 1957 puis un nouveau LHM (Liquide Hydraulique Minérale) en 1966. Le bon fonctionnement du système hydraulique doit être une priorité lors de l’achat d’un modèle d’occasion.

La cote de la Citroën DS

Elle est très aléatoire et varie suivant le type de modèles. Pourtant pas considérée comme une voiture très haut de gamme et produite à 1 455 746 exemplaires entre 1955 et 1975, elle est aujourd’hui recherchée par nombre de passionnés fascinés par son esthétique, son confort et son côté avant-gardiste.

La plupart des modèles sont vendus entre 20 000 € et 30 000 € suivant l’état et les modèles avec la finition Pallas peuvent atteindre 50 000€. Mais certaines versions, notamment cabriolet, peuvent atteindre 180 000 € !

Une Citroën DS en cabriolet

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