Cabriolet chic et élégant, la Fiat 124 Sport Spider a vécu une carrière couronnée d’un beau succès commercial. Idéale pour les balades cheveux au vent, elle n’a pas oublié d’avoir certaines dispositions à la conduite sportive ! D’autant qu’elle est encore accessible en occasion alors profitez-en avant qu’il ne soit trop tard !

 

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Dans les années 60, l’Italie vivait une période faste en matière d’économie, en plein dans ce qu’on appelle les 30 glorieuses. Le marché automobile se portait très bien et les loisirs se développaient dans la vie quotidienne tout comme pour les voitures ! Ainsi, Fiat décida de ne plus se consacrer uniquement à des modèles bon marchés et concevra des véhicules plaisir.

C’est au salon de Turin en 1966 que Fiat dévoile la déclinaison spider de sa berline populaire 124. Mais pourtant, elle ne fera pas fureur car la star, c’est une autre Fiat : la Dino Spider et son V6 issu de la Dino 246 !

D’autant que, dessinée par Tom Tjaarda pour le maître carrossier Pininfarina, le design de la 124 Sport Spider est classique, presque banal, surtout en comparaison avec la sulfureuse Dino Spider.

Mais ce dessin a la grande qualité d’être intemporel et fait de la 124 un cabriolet ayant parfaitement vieilli, qui plus est en ces temps où les voitures de collections voient leur cote d’amour grimper en flèche.

D’autant que, malgré une carrière riche de 19 années, la Fiat 124 évoluera assez peu esthétiquement. Seules les versions américaines seront dotées de pare-chocs à absorption d’énergie à partir de 1975.

Solution moins élégante mais indispensable pour répondre aux normes plus exigeantes du continent américain.

Un peu de Ferrari sous le capot

Reprenant le bloc de la berline 124, c’est donc un beau moteur 4 cylindres à double arbre et doté d’une culasse en aluminium qui sera utilisé. Ce moteur conçu par Aurélio Lampredi, autrefois motoriste chez Ferrari, fut décliné dans une multitude de versions :

  • De 1966 à 1970 en 1 438 cm3 et doté d’un carburateur Weber double corps de 34 mm. Il développe 90 ch et permet une vitesse de pointe de 170 km/h et un 0 à 100 km/h en 12 secondes. Il est couplé à une boîte de vitesses à 4 rapports.
  • De 1970 à 1972 en 1 608 cm3 avec 2 carburateurs Weber double corps de 40 mm. Il produit 110 ch et autorise une vitesse maximale de 185 km/h et un 0 à 100 km/h en 10.3 secondes. Il est doté d’une boîte de vitesses à 5 rapports.
  • De 1972 à 1973 en 1 592 cm3 à simple carburateur Weber double corps de 36 mm et 108 ch. D’origine en boîte à 4 vitesses, il était possible d’avoir 5 rapports en option. 180 km/h en vitesse maxi.
  • De 1972 à 1974 en version Abarth de 1 756 cm3 à double carburateurs Weber double corps de 40 mm. Puissance maximale de 128 ch, 195 km/h en vitesse de pointe et un 0 à 100 km/h abattu en 9 secondes. La boîte de vitesses est à 5 rapports.
  • De 1973 à 1978 en 1 756 cm3 et un unique carburateur Weber double-corps de 36 mm. Avec 118 ch et sa boîte 5, elle monte à 190 km/h.
  • De 1979 à 1985 en 1 995 cm3 à injection et une puissance baissant à 105 ch. La vitesse de pointe est de 175 km/h.
  • De 1981 à 1985 en version Turbo avec le 1 995 cm3 poussé à 122 ch permettant une vitesse de pointe de 195 km/h.
  • De 1983 à 1985 en version ultime « Volumex ». Le 1 756 cm3 est affublé d’un compresseur volumétrique et développe 135 ch avec son simple carburateur Weber double corps de 36 mm. C’est la version la plus performante avec 195 km/h en vitesse maximale et un 0 à 100 km/h effectué en seulement 8.7 secondes.

Ce moteur participe au charme de la Fiat 124 Sport Spider car, au-delà de ses performances très honorable pour l’époque, il offre un caractère vigoureux et une superbe sonorité au point de se rapprocher du très réputé bialbero d’Alfa Romeo.

A noter qu’il existe en version américaine les 1 756 cm3 et 1 995 cm3 dans des versions nettement moins puissantes (83 ch et 102 ch) avec une boîte automatique en option.

La Fiat 124 Sport Spider côté châssis

L’architecture est somme toute classique pour l’époque avec le moteur en position longitudinal avant et la puissance délivré aux roues arrière. La structure et la carrosserie sont intégralement conçues en acier ce qui n’est pas une bonne nouvelle au vu des aciers utilisés à cette époque. En effet, ces derniers n’étaient pas de bonne qualité et leur traitement anticorrosion bien insuffisants.

La structure est donc très vulnérable contre la rouille, notamment au niveau du plancher et des longerons. Le problème sera grandement atténué à partir de 1981 sur les modèles qui seront dénommés « Spider Europa » où la construction sera confiée directement à Pininfarina avec l’utilisation de meilleurs aciers et de meilleurs traitements anticorrosion.

Si la Fiat 124 Sport Spider s’en remet à un pont arrière rigide, elle est néanmoins dotée de 4 freins à disques assistés de 227 mm. Pesant seulement entre 945 et 1 000 kg suivant les versions et rigidement suspendu, la 124 Sport Spider a un comportement agile et assez sportif, bien que la souplesse de la coque apprécie davantage les balades.

Et ça tombe bien puisque les sorties cheveux au vent constituent le domaine de prédilection de cette sympathique Fiat !

Acheter une Fiat 124 Sport Spider

Avec ses 19 ans de carrière, la Fiat 124 Sport Spider a été un succès et n’est donc pas rare avec ses 198 120 exemplaires écoulés. Fait peu courant pour un modèle de collection et de caractère, sa cote est à des niveaux assez accessible et on peut dénicher une des dernières versions à partir de 8 000€. Les premières versions sont les plus cotés et il faut compter entre 15 et 20 000€ pour un exemplaire en bon état.

Et c’est primordial en raison des problèmes de corrosion ! Si le bloc moteur et les trains roulants sont fiables, il faut faire très attention à la rouille qui peut être perforante sur des éléments majeurs de la structure. D’autant que le prix d’une restauration dans les règles de l’art peut être plus élevé que la valeur de la voiture en elle-même !

Il vaut donc mieux acheter plus cher un modèle sain que de vouloir faire des économies sur un exemplaire en mauvais état ou « rafistolé » au mastic.

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