Véhicule de tous les fantasmes, la Lamborghini Miura fait encore rêver par sa plastique de top model et par son V12 magique. Alors qu’elle battait des records de vitesse à sa sortie en 1966, c’est désormais sa cote qui atteint des sommets.

 

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Une ligne intemporelle pour cette Lamborghini Miura en version SV

« C’est le cheval qui tire la charrue et non l’inverse »

Telle était la pensée établit jusque là par le commandatore Enzo Ferrari. Ce fut donc une véritable révolution lorsque la Miura est présenté au salon de Genève 1966. Alors que les GT étaient toujours restées fidèles à l’architecture classique du moteur à l’avant et de la transmission sur les roues arrière (avec idéalement la boîte de vitesses à l’arrière pour une architecture transaxle privilégiant l’équilibre des masses), la marque de Sant’Agata Bolognese surprendra en dévoilant la première berlinette à moteur central arrière.

L’entreprise ne fut pourtant pas facile pour les trois ingénieurs Gian Paolo Dallara (dont l’entreprise construit aujourd’hui une grande partie des monoplaces et prototypes de course), Paolo Stanzani et Bob Wallace. Avec leur prototype P400, ils durent travailler de nuit avant de convaincre Ferruccio Lamborghini qu’un tel modèle à moteur arrière pouvait être rentable.

Mais hormis cette architecture singulière, c’est également par le style que cette Lamborghini Miura marqua des générations de passionnés. C’est du crayon du jeune italien Marcello Gandini, responsable du style chez Bertone à seulement 27 ans, que fut créé ce véritable coup de maitre en matière de design. Avec ses formes sculptées par le vent, elle fut longuement étudiée en soufflerie, la Miura offre une ligne d’une véritable pureté. Courte, large et très basse, elle a inauguré les désormais très connues persiennes pour évacuer la chaleur du moteur.

Un design largement plebiscité

Un superbe intérieur pour cette Lamborghini Miura

L’intérieur n’est pas en reste puisque quasi intégralement recouvert de cuir avec de superbes sièges baquets. Désormais oublié, trône au milieu de l’habitacle une magnifique grille en H pour la boîte de vitesses, aussi agréable à contempler qu’à écouter le « cling » à chaque rapport enclenchement de rapport.

Lamborghini Miura : plusieurs versions produites

La plus fabriqué fut la première version P400 de la Miura avec ses 474 exemplaires de 1966 à 1968. Elle évolue ensuite avec la version P400 S un peu plus puissante et équipé, dont 140 seront vendus jusqu’en 1972. Enfin, la version ultime, la P400 SV sera produite à partir de 1971 et jusque 1973 à 150 exemplaires.

Lamborghini Miura Spider

Une rarissime Lamborghini Miura Spider

Entre-temps, seront construits des modèles encore plus rares comme la P400 SVJ (5 exemplaires) et Jota (1 exemplaire), qui furent destinées à la compétition et préparés en conséquence.

Enfin, il fut également fabriqué un unique prototype en version spider en 1968 qui n’a jamais été vendu en série. Certains designers se sont toutefois « amusés » à convertir des coupés en spider.

Lamborghini Miura : un V12 hérité de la 350 GT

Musique maestro !

Développé par Bizzarrini, le superbe V12 est dérivé de celui qui équipait la Lamborghini 350 GT. Et ce bloc affiche un sacré pedigree : dans la Miura, il cube 3929cm³ et est ouvert à 60°, soit l’angle idéal pour l’équilibre d’un V6 ou d’un V12.

Avec ses 24 soupapes, il disposait de 4 carburateurs Weber double-corps pour alimenter au mieux les cylindres en mélange. Une donnée que l’on ne retrouve plus dans les voitures modernes concerne l’alésage de 82mm et la course de seulement 62mm.

Autrement dit, un moteur « super » super carré digne d’une Formule 1 ou d’une moto. Si cela n’est clairement pas au bénéfice du couple à bas régimes, c’est le nirvana pour les amateurs de zone rouge puisque la Miura développe 350ch à 7000tr/min pour un maximum à 7700tr/min. Le couple est également haut perché et les 378Nm sont disponibles à 5000tr/min.

Cette puissance remarquable pour l’époque permettait à la Miura d’être la voiture la plus rapide avec 280km/h en vitesse de pointe et un kilomètre départ-arrêté expédié en seulement 24.2 secondes.

Dans sa version S, le V12 développe 370ch à 7700tr/min (maxi à 8000tr/min) grâce à l’augmentation du taux de compression et du remplissage. Le moteur est plus performant à bas régime et le couple maximum est de 388Nm à 5500tr/min. Grâce à ces modifications, la Miura P400 S atteint 285km/h et gagne une seconde pleine sur le 1000m DA.

La dernière évolution se fera sur la version SV puisque le V12 atteint 385ch à 7850tr/min et 400Nm à 5750tr/min.

La révolution sous la carrosserie

Dans les entrailles de la Lamborghini Miura

Alors que l’on pensait pendant longtemps que l’architecture moteur avant/propulsion avec une répartition des masses à 50/50 entre l’avant et l’arrière était optimale, les petits artisans anglais de la Formule 1 ont démontré que la performance en virage était meilleure avec le moteur à l’arrière et une répartition de la masse à 40% à l’avant et 60% à l’arrière.

Ainsi, la Lamborghini Miura loge son V12 derrière le conducteur, mais pour limiter la longueur de la voiture, ce dernier sera disposé de manière transversale, ce qui obligera la belle italienne à adopter une largeur conséquente pour l’époque d’1,76m.
Si la Miura s’en retrouvait plus agile, l’avant eu tendance à se soulever et louvoyer à haute vitesse en raison d’un équilibre encore mal maîtrisé. Pour remédier à ce problème, Lamborghini augmentera la longueur de 5cm et la largeur de 2cm à partir de la version S.

A sa naissance, la Lamborghini Miura était très légère avec seulement 985kgs sur la balance. Les version S et SV, avec un châssis renforcé pour augmenter la rigidité, un différentiel autobloquant (SV) et un équipement enrichi montait à respectivement 1040kgs et 1245kgs.

La dimension des pneus prête aujourd’hui à sourire car ils ne font que 205mm de large sur des jantes de 15 pouces (215mm sur la SV), ce qui paraît bien faible eu égard à la puissance de la bête !

Un moteur en position transversale arrière

Lamborghini Miura, une cote qui n’en finit plus de monter !

Au vu de la rareté de la Lamborghini Miura et de l’engouement général autour des voitures anciennes, qui plus est lorsqu’elles affichent une ligne et des performances exceptionnelles, il n’est pas étonnant de voir que le bijou de la marque au taureau atteigne des sommets. Vendue à l’époque 98 000 francs, soit environ 125 000€ actuels, la Miura s’échangeait il y a une quinzaine d’année contre environ 75 000€.

Depuis, la spéculation a fait son œuvre et les versions classiques se vendent à partir de 800 000€ ! C’est encore pire pour les versions S et SV qui atteignent 1,5 millions d’€ voire près de 2 millions d’€.

Au vu de la rareté, il est peu probable de voir une Lamborghini Miura sur les routes, mais on ne se lassera jamais d’admirer son poster !

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