Après une 156 GTA réussie, Alfa Romeo décida d’implanter son V6 Arese dans la petite 147.  Belle, attachante et dotée d’un moteur de feu, la petite italienne enthousiasme pour faire oublier ses défauts. Cette Alfa Romeo 147 GTA, un futur collector à n’en pas douter !

 

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Alors que la 147 est un succès depuis son lancement en 2000, Alfa Romeo décide de ressortir de son chapeau le patronyme mythique GTA pour en faire une version sportive. En point de mire, les rigoureuses concurrentes allemandes Audi S3 et Volkswagen Golf R32 mais également la Ford Focus RS. Si elle n’est pas la plus efficace, elle est sûrement la plus séduisante avec sa ligne et son moteur de feu. Avanti !

Une ligne irrésistible pour l’Alfa Romeo 147 GTA

Extérieurement, la GTA conserve la ligne de la 147 dessinée par Walter de Silva, également auteur de l’Alfa Romeo 156, l’Audi TT ou encore l’Audi A5. L’élégance du modèle de base est conservée mais y est ajouté une certaine note de sportivité. Ainsi, les boucliers avant et arrière sont proéminents et les ailes sont élargies.

Des écopes d’airs apparaissent derrière le passage des roues avant et donne un côté bombinette à la belle, tout comme les bas de caisse spécifiques. La version GTA est abaissé de 15 mm et se dote de jantes en 17 pouces téléphone ou à bâtons alors que des jantes de 18 pouces à bâtons étaient disponibles en option.

L’intérieur reprend aussi la plupart des éléments d’une 147 classique. Il faut dire que cette génération a marqué de gros progrès dans le design intérieur qui est assez chaleureux ainsi que sur la finition, même si cette dernière n’est pas parfaite.

La GTA y ajoute de superbes sièges baquet, un tachymètre affichant fièrement 300 km/h ainsi qu’un pédalier en aluminium.

Musique maestro !

Sous le capot se trouve l’intérêt principal de cette Alfa Romeo 147 GTA et pour cause, il s’agit du splendide V6 de Giuseppe Busso construit à l’usine d’Arese. Ayant évolué avec le temps, il est ici dans sa version ultime de 3 179 cm3 avec 24 soupapes et l’injection multipoints.

D’un angle de 60°, il développe la puissance de 250 ch à 6 200 tr/min (régime maximal de 7 200 tr/min) et un couple de 300 Nm à 4 800 tr/min. Si le rendement de 79 ch/litre n’impressionne pas, l’intérêt de cette mécanique réside dans son caractère unique. Pas le plus coupleux à bas régime, il exprime toute sa rage à fur et à mesure qu’il monte dans les tours. Si ce moteur apparaît strictement identique à celui installé sur la 156 GTA, il respecte toutefois les normes antipollution Euro 4 (contre Euro 3 pour la 156) et apparaît comme légèrement moins tonique que sur la berline italienne.

Beau à regarder avec des tubulures d’admission chromées comme on en fait plus, il est aussi agréable à écouter par sa musicalité. A sa sortie, les performances étaient impressionnantes pour une compacte et sont encore d’actualité.

Le 0 à 100 km/h est effectué en 6,3 secondes, le 1 000 m départ-arrêté en 26,1 secondes et la vitesse de pointe est de 246 km/h.

Cerise sur le gâteau, ce moteur est très fiable s’il n’est pas maltraité à froid et si l’entretien est respecté. Son seul défaut est sa consommation : en effet, avec sa conception ancienne, il tient presque du miracle de descendre sous les 10 litres aux 100 km, d’autant qu’une telle mécanique incite à appuyer sur la pédale de droite !

La boîte de vitesses est mécanique à 6 rapports et une version robotisée Selespeed sera proposée à partir de 2003.

Un châssis amélioré mais encore perfectible

Clairement, le châssis n’est pas à la hauteur d’un tel chef d’œuvre mécanique. Dans cette version GTA, la 147 voit ses suspensions abaissées et affermies, ses barres antiroulis grossies, l’usage de freins de 305 mm à l’avant et 276 mm à l’arrière ainsi que de jantes 17 pouces (18 en option) avec des pneus de 225 mm de large. Pour le reste, la base reste identique à celle de la 147 avec une architecture en traction avant et une structure intégralement réalisée en acier, ce qui est au bénéfice du coût de remplacement en cas d’accrochage mais pas de la rigidité qui est nettement inférieure aux standards actuels. Le poids est lui assez contenu avec 1 360 kg mais est majoritairement sur l’avant de l’Alfa en raison de son gros V6.

Le comportement global est assez vif grâce notamment à sa direction très « directe » et peu démultipliée (1,75 tours de butée à butée). En revanche, son rayon de braquage est digne d’un camion, le V6 ne laissant pas la place aux roues pour tourner suffisamment. Assez fermement suspendue, le grip général est assez bon, même s’il n’atteint pas des sommets en raison de l’ancienneté de conception du châssis.

Le gros point faible de l’ Alfa Romeo 147 GTA est sa motricité. Plutôt correcte sur le sec, elle est toutefois rapidement mise à mal par la fougue du moteur. Le problème majeur sur les premières versions est l’absence de différentiel autobloquant qui jure sur une voiture d’une telle puissance. A partir de 2004, Alfa Romeo a équipé sa belle d’un différentiel à glissement limité type Quaife appelé Q2. En plus d’améliorer grandement la motricité, il protège la boîte de vitesse qui risque de casser avec le premier différentiel. Le faire installer en seconde monte prend tout son sens puisque cela est autant bénéfique pour le comportement que pour la fiabilité.

Des soucis se posent également pour le freinage d’origine. Les disques de 305 mm à l’avant ont tendance à se voiler en conduite sportive. Là-encore, Alfa Romeo a résolu le problème en passant à des disques de 330 mm à partir de 2004.

Le budget pour acquérir une Alfa Romeo 147 GTA

Vendue à partir de 35 300 € lors de sa sortie, l’ Alfa Romeo 147 GTA était déjà relativement accessible en comparaison avec le plaisir qu’elle procure. Il y a quelques années, on voyait certains modèles à vendre pour environ 8 000 €.

Désormais, la 147 GTA retrouve un certain intérêt et il faut compter entre 10 et 20 000 € suivant l’état. Les modèles post-2004 ou ceux équipé du Q2 et des gros freins étant ceux qui cotent le plus.

Niveau entretien, la dépense la plus importante est le remplacement de la courroie de distribution à faire tous les 5 ans (il faut compter au moins 1 500 € en raison d’un manque d’espace dans le compartiment moteur). Les triangles de suspensions sont à changer régulièrement à cause des silentblocs qui s’usent de manière prématurée et causent de nombreux grincements. Enfin, les pneus avant font vite office de fusible avec la débauche de puissance et dépassent rarement les 20 000 km.

En conclusion, cette Alfa Romeo 147 GTA n’est certainement pas parfaite, mais elle est diablement attachante !

 

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