Performante et efficace, l’ Audi S3 n’est pas la plus fun des compactes à conduire mais elle a su séduire une large clientèle avec ses multiples qualités. Cette première du nom est désormais accessible en occasion et est un choix judicieux pour qui recherche de la puissance, de la polyvalence et de la fiabilité.

Audi S3

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Quand Audi a dévoilé sa toute première version de l’A3 (type 8L) en 1996, les prétentions de cette compacte étaient avant tout de plaire à une clientèle aisée ayant besoin d’un véhicule pratique pour le quotidien. Plus bourgeoise qu’autre chose, la marque allemande décida pourtant de faire une version sportive en 1999. Avec un patronyme affublé du désormais très célèbre sigle « S » (pour « Sport », vous l’aurez deviné…), elle atteignit des niveaux de puissance et de performance encore jamais vu sur une compacte.

Sans concurrence à sa sortie, elle fut des émules peu de temps après avec l’apparition des monstrueuses Volkswagen Golf R32 et Alfa Romeo 147 GTA.

Audi S3

Audi S3 : discrète mais élégante

Extérieurement, il est très difficile de la distinguer d’une Audi A3 classique. Le design est donc très sobre et sans fioriture. Si cela manque un peu de charme, l’élégance de ce modèle est indéniable.

Uniquement disponibles en 3 portes, quelques éléments extérieurs permettent toutefois de distinguer une Audi S3 avec l’utilisation de boucliers plus enveloppants et agressifs, un petit becquet, une double sortie d’échappement suggestive quant aux prétentions de la belle et surtout des superbes jantes de 17 pouces type « Avus ». En option, il était également possible d’opter pour des coques de rétroviseurs chromées, apportant une touche indéniable.

Il est étonnant de constater aujourd’hui la discrétion de cette Audi S3 par rapport à la production actuelle de la marque aux anneaux. En effet, une A3 S-Line est aujourd’hui nettement plus voyante !

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Audi S3

L’intérieur est fidèle à la réputation Audi avec une excellente finition. La qualité des plastiques et des cuirs est remarquable tout comme la position de conduite, bien aidée par des sièges Recaro en cuir/alcantara ou bien totalement en cuir.

L’ambiance est en revanche assez austère et le dessin de la planche de bord accuse, logiquement, le poids des ans en termes de design. Pour égayer l’ambiance, il était proposé aux clients des intérieurs bicolores en cuir et alcantara avec du gris, du jaune ou du bleu en plus du noir.

Un moteur turbo pour l’Audi S3

Audi S3

Audi aurait pu greffer le VR6 (comme la Volkswagen Golf de 1991) mais a préféré un moteur plus compact et plus léger. Ainsi, c’est le même 4 cylindres turbocompressé que celui présent dans l’Audi TT qui est utilisé.

Avec ses 1 781 cm3, il est doté de 5 soupapes par cylindres, ce qui était à la mode dans les années 90 (mais abandonné depuis), d’une injection indirecte multipoints avec une gestion Bosch Motronic et surtout d’un turbocompresseur KKK K04 soufflant à 1,1 bars.

Au final, ce sont 210 ch à 5 800 tr/min qui sont extrait de ce petit 1,8 litres (et un régime maximum de 6 800 tr/min) alors que le couple atteint 270 Nm et est disponible dès 2 100 tr/min, ce qui démontre une belle souplesse.

Les performances sont au rendez-vous avec des accélérations intéressantes puisque le 0 à 100 km/h est effectué en 6,8 secondes et le 1 000 mètres départ-arrêté en 27,4 secondes. La vitesse de pointe n’est pas en reste et l’Audi S3 file à 238 km/h.

En 2002, elle aura droit à une évolution moteur avec la même spécification que dans l’Audi TT. La puissance monte ainsi à 225 ch à 5 900 tr/min et le couple est de 280 Nm à partir de 2 200 tr/min. Les performances progressent encore avec seulement 6,6 secondes réclamées pour passer de 0 à 100 km/h, 27,2 secondes pour le kilomètre départ-arrêté et une vitesse maximale de 243 km/h.

Bien secondé par une boîte de vitesse manuelle à 6 rapports, ce moteur se révèle très efficace avec un faible temps de réponse du turbo et une poussée très intéressante. Malheureusement, il est aussi peu démonstratif et sa sonorité n’est pas assez suggestive.

Une motricité parfaite mais trop de sous-virage

Audi a fait sa réputation avec son système à 4 roues motrices Quattro permettant une motricité sans faille en toute circonstance. Mais sur l’Audi S3, ce n’est pas un classique système Torsen agissant de manière permanente sur les 4 roues mais une transmission Haldex. Cette dernière agit en temps normal comme une traction et ne transfère la puissance aux roues arrière qu’en cas de perte de motricité à l’avant.

Intégralement réalisée en acier, elle est plutôt lourde pour une compacte avec 1 420 kg sur la balance. La qualité de finition et le Quattro sont à ce prix !

Par rapport à une A3 classique, ses suspensions sont durcies pour juguler les prises de roulis alors que la dimension pneumatique augmente avec 225mm de largeur sur des jantes de 17 pouces. Les disques de freins avant de 312 mm sont ventilés (pleins de 256 mm à l’arrière).

Comme pour le moteur, le résultat est un comportement très efficace, rigoureux et avec une excellente motricité au détriment du fun. En effet, l’Audi S3 est trop sous-vireuse et offre avant tout de la sécurité pour celui qui n’est pas pilote.

Audi S3

Le prix pour acquérir une Audi S3

Vendue environ 230 000 francs à l’époque, l’Audi S3 était assez chère si on considère qu’elle est une simple compacte. L’A3 n’était déjà pas donné, il est logique que la version sportive soit plus exclusive.

Toutefois, cela n’a pas empêché son succès, elle s’est bien vendue et il est aujourd’hui facile d’en trouver une sur le marché de l’occasion.

Sa cote est d’environ 6 000 à 12 000 €, ce qui est très variable suivant l’état et le kilométrage : une version de 210 ch ayant beaucoup roulé sera évidemment nettement moins chère qu’une 225 ch en parfait état.

Heureusement, sa fiabilité est excellente et il suffit de lui prodiguer les soins indispensables : vidange tous les 15 000 km (ou tous les ans), bougies à 30 000 km et distribution à 90 000 km ou 5 ans. Seules les bobines d’allumage et le volant moteur peuvent poser des soucis prématurés et sont à surveiller de près.

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