Ils l’ont fait ! Devant l’enthousiasme des passionnés pour les prototypes du TT, Audi décida de produire de série un modèle quasi-identique. Si elle n’est pas la référence en comportement sportif, cette Audi TT s’achète avant tout pour sa belle gueule !

 

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Audi TT

L’histoire de l’Audi TT débute en 1994 à travers deux prototypes qui seront développés puis présentés au public en 1995.

Tout d’abord, le « TT Coupé Concept » dessiné par Freeman Thomas est dévoilé en septembre au salon de Francfort. Puis, c’est le « TTS Concept » qui apparait au salon de Tokyo en Octobre et préfigure la version roadster du TT.

A la suite de ces deux concept car, la réaction du public et des journalistes est unanime et presse la marque allemande de produire le TT de série. Celui-ci sortira des chaînes de production 3 ans plus tard, en octobre 1998.

Pour la petite histoire, l’appelation « TT » signifie Tourist Trophy en référence à la course de moto la plus dangereuse et la plus incroyable du monde se déroulant sur l’Ile de Man. En effet, la marque NSU (appartenant à Audi et fabriquant des motos et des voitures) participait tous les ans à cette course et a nommé de nombreuses voitures « TT ».

Un design très singulier pour l’Audi TT

Très bonne nouvelle à la vue de la version de série, le fantastique dessin de Freeman Thomas sera conservé et Peter Schreyer ne le modifiera que peu pour la production. Seul le pare-choc avant sera légèrement modifié et une vitre custode à l’arrière sera ajoutée pour la visibilité. Ce qui fait plaisir à voir et qui fait de plus en plus défaut aux voitures modernes, c’est que l’Audi TT a été conçue pour être belle, quitte à sacrifier les aspects pratiques.

Tout en rondeurs et compacte avec seulement 4,05 mètres de long, le TT utilise des feux avant et arrière très inspirée de l’Avus Sport Quattro, un autre concept d’Audi de 1991.

Suite à des problèmes de stabilité à haute vitesse, un petit becquet sera installé à l’arrière en 2000 afin d’ajouter quelques kilos d’appui aérodynamique. Si le TT perd un peu de fluidité dans sa ligne, il sera fort heureusement plutôt bien intégré.

Doté de jantes 17 pouces à sa sortie, il sera équipée de jantes 18 pouces et d’un bouclier plus agressif sur la version V6.

L’intérieur est également une grande réussite de l’Audi TT. Proche de celui du concept, il est très épuré mais également moderne, ce qui tranche avec ce qui se faisait chez Audi à l’époque. L’aluminium est omniprésent sur le pédalier, le pommeau de vitesse, les cerclages d’aérateurs ou sur le cache de la radio. Contrairement aux autres modèles de la gamme Audi, un seul niveau de finition est proposé avec une instrumentation spécifique et des sièges garnis de cuir. Si le TT dispose de 4 places, celles à l’arrière sont à réserver aux enfants en raison de la très faible hauteur de toit.

Des moteurs performants mais manquants de folie

A sa sortie en 1998, l’Audi TT sera uniquement disponible avec un moteur à 4 pattes de 1 791 cm3. Equipant d’autres modèles de la marque comme la S3, il est doté de 5 soupapes par cylindres (3 à l’admission et 2 l’échappement) d’une injection indirecte multipoints Bosch Motronic et d’un turbocompresseur.

Il sera d’abord proposé en deux niveaux de puissance :

  • En version 180 ch avec un turbo KKK K03. La puissance est délivré à 5 500 tr/min pour un maximum à 6 600 tr/min et le couple est de 235 Nm à partir de 1 950 tr/min. Il permet d’atteindre le 0 à 100 km/h en 7,4 secondes et une vitesse de pointe de 228 km/h. Il équipe avant tout la version traction du TT (bien qu’il sera également proposé en Quattro) et est équipé d’une boîte de vitesse manuelle à 5 rapports.
  • En version 225 ch grâce à l’adoption d’un turbo KKK K04 plus gros. De fait, la plage de puissance et de couple est légèrement décalée puisque les 225 ch sont obtenus à 5 900 tr/min (pour un maximum de 6 800 tr/min) et le couple de 280 Nm à partir de 2 200 tr/min. Les performances sont en hausse avec 6,4 secondes pour passer de 0 à 100 km/h et un maximum de 243 km/h. Pour supporter la puissance, cette version sera uniquement proposée en Quattro avec une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports.

Ce 4 cylindres sera ensuite décliné en 150 ch (d’abord sur le roadster en 2001) puis en 163 ch en 2005.

Mais la petite révolution verra le jour en 2003 avec l’apparition du V6 équipant également la Golf R32. Rentré au chausse pied sous le capot du TT, celui qu’on l’on nomme VR6 fait 3 189 cm3, dispose de 4 soupapes par cylindres, de l’injection multipoints ainsi que d’un angle étonnant de 15° lui permettant d’être très compact.

Avec ce V6, le TT sera le plus puissant de sa génération avec 250 ch à 6 300 tr/min (maximum à 6 600 tr/min) et un couple de 320 Nm à 2 800 tr/min. En raison du poids supplémentaire du moteur, les performances ne font pas un grand bond en avant avec 6,4 secondes pour atteindre 100 km/h et une vitesse maximale de 250 km/h. Si la transmission se fait aux 4 roues, la grosse nouveauté de cette version réside dans sa boîte de vitesses automatique à double-embrayage DSG, très répandue aujourd’hui mais innovante à l’époque.

Toutefois, si l’Audi TT est plebiscitée pour son look, elle l’est nettement moins pour le caratère de ses moteurs jugés trop lisses pour provoquer le grand frisson, malgré de bonnes performances.

Une base connue pour l’Audi TT

Pour des raisons économiques, le TT utilise la même plateforme que celle de l’Audi A3 et de la Golf 4. Sa structure est intégralement en acier ce qui le rend assez lourd, de 1 305 kg pour le 180 ch à 1 520 kg pour le V6.

Pas de propulsion au programme ni de 4 roues motrices intégrales puisque seules des versions traction ou dotées du Quattro Haldex sont proposées. Le système Haldex agissant comme une traction la plupart du temps et n’envoyant de la puissance aux roues arrière qu’en cas de perte de motricité du train avant.

Là encore, le comportement du TT sera source de critiques car étant très sous-vireur et manquant de vivacité pour un modèle sportif. De plus, les premiers modèles ont eu de gros soucis de stabilité à haute vitesse ayant causé certains accidents. En effet, avec un poids majoritaire sur le nez de la voiture, l’arrière s’allégeait trop à haute vitesse et s’avérait dangereux. Audi trouva la parade en installant un becquet ainsi qu’un ESP.

Une fois ce problème résolu, le TT se révéla bien plus rigoureux et sécurisant pour l’usager.

Le prix pour acquérir une Audi TT

Les voitures sacrifiant la praticité au bénéfice du design ne sont pas toujours de gros succès commerciaux, pourtant l’Audi TT s’est bien vendue ! Il est donc aujourd’hui très facile de trouver un modèle sur le marché de l’occasion à un prix intéressant en raison d’une offre très importante.

S’il est possible de trouver un TT à partir de 4 000 €, il faut compter plutôt 6 à 8 000 € pour un exemplaire 4 cylindres en bon état. La version V6 est la plus rare et la plus cotée puisqu’elle s’échange contre environ 12 000 €.

 

Après 8 ans de carrière, il fut remplacé par la seconde génération du TT en 2006. Plus léger, polyvalent et sportif, le TT type 8J perdra toutefois un peu de magie dans son dessin !

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