En 2009, Peugeot eut l’excellente idée de sortir un petit coupé branché pour donner un peu d’enthousiasme au sein d’une gamme bien terne. Dotée d’un look ravageur et d’un comportement routier exemplaire, la Peugeot RCZ va devenir une référence de sa catégorie et son succès fut au rendez-vous. Quel dommage que la marque ait arrêté sa production !

 

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Peugeot RCZ

Le concept Peugeot 308 RCZ

207, 308, ou encore 5008, les modèles disponibles chez Peugeot ne font guère rêver à l’approche de 2010. Le temps des 205 GTI, 405 Mi16 ou encore 406 coupé parait bien lointain !

Fort heureusement, la marque sochalienne va remédier à cette tristesse, d’abord en dévoilant le concept car RCZ à l’occasion du salon de Francfort 2007.

L’enthousiasme et la demande pour ce type de véhicule sont réels et incitent la marque à lancer son petit coupé en production à partir de 2009.

Concurrente directe de l’Audi TT, elle sera assemblée à Graz en Autriche chez l’industriel Magna Steyr et les premiers clients eurent le bonheur de recevoir leur Peugeot RCZ en début d’année 2010.

Peugeot RCZ

Un look unique

C’est indéniablement un des gros atouts de la Peugeot RCZ. Son dessin final est quasi-identique au concept car et séduit par sa ligne fluide et très ramassée. Le double bossage sur le toit fait son effet et évoque les voitures de course des années 60. La ceinture de caisse est très haute au contraire du toit, ce qui donne des surfaces vitrées très faibles contribuant à ce look décalé.

Moins originale, la face avant est typique de la marque avec des larges feux très étirés ainsi qu’une grosse calandre. C’est d’ailleurs la seule interrogation concernant le design de la RCZ, son regard trop proche de celui de la 308 ne risque-t-il pas de prendre rapidement un coup de vieux ?

Pour résoudre cela, Peugeot procédera à un restylage en 2013 avec une face avant plus moderne. Les feux avant sont plus courts et la calandre plus petite.

Peugeot RCZ

L’aérodynamisme a également été soigné avec un Cx de 0,32 et la présence d’un aileron arrière mobile qui apporte de l’appui à haute vitesse, sans pour autant dénaturer la ligne.

A l’intérieur, on retrouve une planche de bord issue de la 308. Toutefois, l’assise est spécifique avec des sièges particulièrement enveloppants. Pour apporter une touche de sportivité, le levier de vitesses est très court et autorise des passages plus rapides.

Peugeot RCZ

Sous le capot de la Peugeot RCZ

Dès sa sortie, la Peugeot RCZ sera proposée avec des motorisations essence mais également un diesel. En effet, à cette période, le gasoil était encore très à la mode !

Côté essence, c’est un 4 cylindres turbo « downsizé » de 1 598 cm3 à injection directe et 16 soupapes qui est disponible en deux niveaux de puissance. Tout d’abord, en version dégonflée qui développe 156 ch à 6 000 tr/min (pour un maximum à 6 500 tr/min) et un couple de 240 Nm disponible très tôt, à partir de 1 400 tr/min. Il autorise des performances honnêtes avec un 0 à 100 km/h effectué en 8 secondes et une vitesse maximale de 217 km/h.

Mais pour ceux donc 156 ch ne suffisent pas, Peugeot proposera ce bloc en version plus puissante de 200 ch. Les courbes de puissance et de couple sont très plates puisque les 200 ch sont atteint entre 5 500 tr/min et 6 800 tr/min (régime maximal) et les 275 Nm de couple de 1 700 tr/min à 4 500 tr/min. Ainsi dotée, la Peugeot RCZ abat le 0 à 100 km/h en 7,5 secondes et atteint 235 km/h.

Bonne idée pour certains souhaitant effectuer un maximum de kilomètres, trahison d’intégrer ce type de moteurs dans un coupé pour d’autres, toujours est-il que la RCZ était également disponible avec une motorisation diesel HDI. Ce bloc de 1 997 cm3 produit 163 ch à 3 750 tr/min et un couple de 340 Nm à partir de 2 000 tr/min. S’il permet de diminuer la consommation de 1,5 L/100km par rapport au moteur essence 156 ch, cela fait tout de même un peu mal de voir que son rupteur n’est qu’à 4 500 tr/min. Mais il fait le job côté performances avec 8,2 secondes pour passer de 0 à 100 km/h et une vitesse de pointe de 220 km/h.

Côté transmission, la Peugeot RCZ s’en remet principalement à une boîte de vitesses mécanique à 6 rapports parfaitement étagée. La version 156 ch essence sera disponible également en boîte automatique à convertisseur pour ceux privilégiant le confort au sport.

Pour les plus excités, Peugeot proposera une version survitaminée RCZ R de 270 ch à partir de 2013, mais cela fera l’objet d’un prochain article…

Un châssis d’exception !

Peugeot RCZ

Pour sa RCZ, Peugeot utilisera la plateforme de la 308 élargie au niveau des voies (+ 54 mm à l’avant et + 72 mm à l’arrière).

Elle est également plus basse dans le but de favoriser le centre de gravité.

La monte pneumatique est généreuse avec 235 mm de largeur sur des jantes de 18 pouces (19 pouces en option) alors que les disques de 340 mm à l’avant sont ventilés (290 mm à l’arrière).

Beaucoup de sportives modernes oublient qu’une faible masse participe grandement au plaisir de conduite, pas la Peugeot RCZ. Son poids est très contenu puisque la version 156 ch pèse 1 275 kg, celle de 200 ch fait 1 297 kg alors que la déclinaison HDI 163 ch culmine à 1 370 kg en raison du poids plus important d’une motorisation diesel.

Parfaitement suspendue, la Peugeot RCZ est la reine du comportement en dépit de son architecture à traction avant. Agile, stable, d’une motricité exemplaire, elle sait tout faire et a été louée à de maintes reprises pour son dynamisme exceptionnel.

Peugeot RCZ

Le prix pour acquérir une Peugeot RCZ

Toutes ces qualités ont contribué au succès commercial de la Peugeot RCZ, d’autant que son prix était plutôt bien placé puisque démarrant à 30 300 € (pour le 156 ch essence) et à 32 900 € pour le 200 ch essence et le 163 ch diesel. Par rapport à l’Audi TT, la version 200 ch essence était au même prix qu’une 1.8 TSFI de 160 ch et 7 000 € moins chère que la 2.0 TFSI de 200 ch !

Avec un rythme de production de 70 exemplaires par jour, ce sont au total 67 915 exemplaires qui ont été écoulés entre 2010 et 2015. Elle est aujourd’hui accessible en occasion à partir de 10 000 € pour les 156 ch essence et 163 ch diesel alors que la version 200 ch essence se déniche à partir de 13 000 €.

3 ans après l’arrêt de diffusion, nous n’espérons qu’une chose, que Peugeot concocte une remplaçante !

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