Souvent critiquée pour son manque de puissance et pour le fait qu’elle ne soit pas une 911, la Porsche Boxster 2.5 est pourtant le modèle qui a remis la marque sur de bons rails. Avec son excellent châssis et sa cote accessible sur le marché de l’occasion, elle permet à de nombreux passionnés de mettre le pied à l’étrier de la marque de Stuttgart.

 

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Dans le milieu des années 90, Porsche était assez mal en point et devait se diversifier car la seule 993 n’était pas assez rentable et la 968 n’a pas connu le succès escompté. Ainsi, la marque allemande fabriqua un premier concept du Boxster qui fut présenté au salon de Détroit 1993. Devant l’accueil reçu par le prototype, Porsche se décida de produire ce roadster au gabarit compact.

La version finale a été présenté au mondial de Paris en octobre 1995. Proche du concept et moins chère que la 911, elle eut immédiatement un bon de commande assez rempli et sa commercialisation démarra en 1996.

Le concept Boxster

Un beau design, mais trop proche de la future 996

Par rapport au joli concept, la version finale offre une partie avant quasi-identique avec ses feux avant étirés caractéristiques. Repris par la suite sur la 911 type 996 pour des raisons économiques, ils provoqueront la colère des puristes.

L’arrière est moins tendu, des arceaux ont fait leur apparition alors que les prises d’air pour alimenter le moteur en air frais sont réhaussées. L’unique sortie d’échappement centrale est conservée et apporte une touche spécifique au Boxster. Le travail aérodynamique a été important pour afficher un Cx de 0,31, ce qui est étonnant pour un roadster.

La surprise vient de la présence de 2 coffres ! S’il y en a un à l’avant, ce qui est classique pour une voiture à moteur arrière, il y en a également un autre derrière le moteur. Mais il vaut mieux éviter d’y mettre des produits surgelés en raison de la chaleur produite par le flat 6 !

Le design de l’intérieur sera commun avec la 996 bien que la qualité des matériaux soit un peu moins élevée. La finition est toutefois de bon niveau mais l’équipement de série est assez léger. Il fallait puiser dans la liste des options pour obtenir les sièges en cuir, la climatisation ou encore le saute-vent.

Mais vous allez me dire qu’un Boxster, ça se pilote avant tout, et vous avez raison !

Un flat 6 un peu léger pour la Porsche Boxster 2.5

Objet de toutes les critiques, c’est pourtant bien un flat 6 dans la pure tradition Porsche qui se loge dans les entrailles du Boxster ! D’une cylindrée de 2 480 cm3, il est doté d’une injection multipoints, de 24 soupapes ainsi que du système Variocam. Comme le VTEC chez Honda, il s’agit d’un système de distribution variable agissant sur la levée des soupapes en fonction du régime de rotation du moteur. Dans la zone basse du compte-tour, les soupapes ne se lèvent que partiellement pour favoriser le couple et la souplesse. A l’inverse, à haut régime, les soupapes s’ouvrent complètement pour favoriser la puissance maximale.

Mais avec sa faible cylindrée et l’absence de suralimentation, il n’y a pas de miracle et ce sont 204 ch à 6 000 tr/min qui sont produits (pour un régime maxi à 6 750 tr/min) ainsi qu’un couple de 245 Nm à 4 500 tr/min.

Les performances sont honorables avec un 0 à 100 km/h effectué en 6,9 secondes, un 1 000 mètres départ-arrêté en 27,5 secondes et une vitesse de pointe de 240 km/h. Mais c’était insuffisant pour convaincre les Porschistes et cette version fut rapidement décriée pour son manque de punch et sa sonorité pas à la hauteur du mythe flat 6.

Ce 2.5 litres est secondé par une boîte mécanique à 5 rapports d’une grande précision et étant un vrai régal à manipuler, d’autant que le caractère du moteur nécessite de jouer du levier pour le maintenir à un régime élevé et en tirer la quintessence. Pour ceux privilégiant la balade au grand air plutôt que le sport, une boîte automatique à convertisseur « Tiptronic » était disponible en option.

Pour pallier au manque de puissance du 2.5 litres, Porsche la remplacera en 2000 par un 2.7 litres de 220 ch et proposera également une versions « S » de 3.2 litres et 252 ch.

La Porsche Boxster 2.5, un sacré châssis !

Dans les entrailles de la Porsche Boxster 2.5

C’est l’intérêt principal dans l’achat d’un Boxster ! Après le moteur en porte-à-faux arrière des 911 ou à l’avant des 928, 944 et 968, Porsche décidait de puiser dans son passé en s’inspirant de la 718 pour proposer la meilleure architecture possible pour une voiture de sport : la position centrale arrière. Gage d’une répartition des masses optimales légèrement en faveur de l’arrière, elle facilita grandement le développement du Boxster, quand les ingénieurs s’arrachèrent les cheveux pour faire tourner correctement une 911 (mais avec succès !).

Vive, agile et doté d’un excellent grip, ce qui surprend le plus est sa rigidité élevée pour un cabriolet. Il faut dire qu’elle a été conçue dès l’origine pour être découvrable. Malgré une coque en acier, elle est plutôt légère avec 1 250 kg, ce qui enchante lors des changements d’appuis.

Le freinage est à la hauteur de la réputation de la marque avec 4 freins à disques ventilés et pincés par des étriers à 4 pistons. Les jantes sont de 16 pouces en série, les pneus font 205 mm de large à l’avant et 225 mm à l’arrière. Il était possible d’opter pour des jantes de 17 pouces en option. Le manque relatif de couple du moteur ne rend toutefois pas indispensable le passage à une monte pneumatique supérieure.

La belle surprise étant le confort de filtration du Boxster : avec un châssis rigide et un poids raisonnable, les ingénieurs n’ont pas eu besoin de durcir exagérément les suspensions. Elles préservent ainsi les lombaires du conducteur et du passager !

Vous l’aurez compris, une Porsche Boxster 2.5, ce n’est peut-être pas la plus puissante ni la plus performante des Porsche. Mais elle offre le principal : du plaisir de conduite !

Acquérir une Porsche Boxster 2.5

Avec un prix de vente de 275 000 francs hors options à sa sortie, la Porsche Boxster 2.5 était moitié moins chère qu’une 911, même si la longue liste des options pouvait très facilement faire grimper l’addition ! Elle s’est très bien vendue et se trouve aujourd’hui facilement en occasion.

Elle est d’ailleurs très accessible puisque sa cote moyenne se situe entre 10 et 15 000 €. Mais attention aux modèles à des prix trop bas pouvant cacher un entretien négligé !

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