Plus pratique, aussi rapide et moins chère qu’une Porsche, voilà le crédo de la sportive la plus mythique de chez BMW. Cette seconde génération a mis l’accent sur les performances et la polyvalence… Avec succès ! La BMW M3 E36 retrouve aujourd’hui une seconde jeunesse parmi les amateurs de youngtimer.

BMW M3 E36

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Après une M3 E30 franchement réussie, BMW se devait de concevoir une déclinaison M à sa nouvelle Série 3 E36. D’autant que cette Série 3 bénéficiait d’une très belle critique et qu’elle se révélait plus pratique grâce à des dimensions supérieures à celles de sa devancière. Et pour séduire un grand nombre de client, BMW déclinait sa « petite » berline avec diverses carrosseries (berline, break, coupé et cabriolet) mais également un vaste choix de motorisations 4 et 6 cylindres.

Si la M3 E30 était destinée avant tout à une homologation pour courir en championnat FIA de tourisme, la nouvelle BMW M3 E36 avait une autre philosophie : aller titiller Porsche et Ferrari en performance pour un prix nettement moindre !

Comme sa devancière, elle fut construite directement dans les usines de Munich et développé par son département spécifique : Motorsport.

La BMW M3 E36 sera présentée au salon de Paris 1992, tout d’abord dans sa version coupé. Puis, BMW dévoilera la version cabriolet en mars 1994 et enfin la berline en septembre de la même année.

Un design plus sage pour la BMW M3 E36

Là encore, si sa devancière assumait parfaitement son côté « course », la BMW M3 E36 se la joue beaucoup plus discrète et moins « tuning ».

Elle reste esthétiquement très proche d’une Série 3 classique mais dispose toutefois d’éléments la rendant parfaitement reconnaissable : les boucliers avant et arrière sont spécifiques et plus massifs, elle adopte des rétroviseurs à 2 branches qui feront leur effet ainsi que des jantes 17 pouces « M Double Spoke ».

Mais sans son aileron (disponible en option), la BMW M3 E36 s’est embourgeoisée, ce qui lui fut quelque peu reproché à l’époque. Toutefois, en devenant davantage passe-partout, elle s’est assuré un véritable succès commercial.

BMW M3 E36

Comme à l’accoutumé, l’intérieur reste standard et diffère peu d’une série 3. Des logos M apparaissent dans les compteurs ou encore sur les seuils de porte. Les premiers modèles sont équipés de volant 3 branches sans airbag alors qu’un plus gros volant à 4 branches et doté d’un airbag fera son apparition à partir de 1993. Les options étaient nombreuses comme les sièges baquets en cuir (baquets en tissu de série), les lave-phares, la peinture métallisée, le régulateur de vitesse ou encore le toit ouvrant.

Du pur BMW sous le capot !

Sur la M3 E30, un 4 cylindres avait été privilégié pour favoriser le poids et les haut régimes en compétition. Cette fois, pour concurrencer les Porsche et autres Mercedes AMG, la marque bavaroise choisira un noble 6 cylindres en ligne maison dont la souplesse n’a d’égal que la musicalité.

Dérivé du moteur de la 325i, il fait ici 2 990 cm3 grâce à l’augmentation simultanée de la course et de l’alésage. Doté de 24 soupapes et d’une injection multipoints Bosch Motronic, ses pistons sont allégés, ses coussinets de bielle sont graphités et les conduits d’admissions sont polis.

Avec l’utilisation d’une distribution variable Vanos agissant sur l’arbre à came d’admission, le rendement de ce moteur est sensationnel puisqu’il développe 286 ch à 7 000 tr/min et 321 Nm de couple dès 3 600 tr/min soit respectivement 95 ch/litre et 107 Nm/litre… Pas mal pour un moteur de 1992 !

Associé à une boîte de vitesses ZF manuelle à 5 rapports, ses performances sont à la hauteur avec un 0 à 100 km/h expédié en 5,7 secondes, un 1 000 mètres départ-arrêté en 25,2 secondes et une vitesse maximale de 268 km/h sans le limiteur (250 km/h autolimité).

 

Mais ce n’est pas tout car ce moteur subira une évolution en 1995 avec une hausse de cylindrée. 3 201 cm3 sont désormais obtenus grâce à l’augmentation de la course de 5,2 mm et de l’alésage de 0,4 mm. Il devient donc moins « carré » et davantage « longue course ».

De nombreux éléments sont revus et modifiés comme le vilebrequin, les pistons, les soupapes, la culasse ou encore les collecteurs d’échappement. Mais ce moteur adopte surtout la distribution variable Double Vanos qui agit aussi bien sur l’arbre à came d’admission que d’échappement.

Le résultat est encore plus saisissant que sur la version 3.0 avec un total de 321 ch à 7 400 tr/min et un couple de 350 Nm à 3 250 tr/min.

La boîte de vitesses manuelle est confiée à Getrag et dispose de 6 rapports. A noter l’apparition d’une transmission robotisée SMG avec un passage de vitesses commandé par le levier, comme ce qui se faisait en compétition avant l’arrivée des palettes au volant.

Les performances font un bond en avant avec seulement 5,5 secondes pour abattre le 0 à 100 km/h, 24,7 secondes pour le kilomètre départ-arrêté et une vitesse maximale de 282 km/h sans limiteur.

Un comportement exemplaire

L’usage d’un 6 cylindres et la hausse des dimensions auront eu un certain impact sur le poids de la belle car la BMW M3 E36 pèse 1 460 kg, soit tout de même 260 kg de plus que la M3 E30 ! Pour autant, son comportement sera loué par les critiques pour son agilité et son efficacité.

Grâce à l’usage d’un différentiel à glissement limité, la motricité est très correcte vu la puissance disponible. Ce n’est que sur route mouillé qu’il conviendra de faire attention à une remise des gaz trop brutale.

Le seul point noir concerne la résistance à l’échauffement du freinage, mal classique des BMW. Avec ses étriers mono-piston, la BMW M3 E36 freine bien en usage classique mais son niveau de performance chute en cas de forte sollicitation.

La BMW M3 E36 GT

En 1994, pour faire la transition entre la version 3.0 et 3.2, BMW décidera de sortir une version spéciale équipée du moteur 3.0 : la GT.

De nombreuses différences esthétiques apparaissent comme la lame réglable dans le spoiler avant, l’aileron sur la malle de coffre ou encore les jantes polies. L’intérieur en cuir vert et alcantara bleu est spécifique à cette version.

Mais la GT ne se contente pas de modifications d’apparence puisque son moteur est boosté à 295 ch alors que le châssis est renforcé par une barre anti-rapprochement sous le capot et les amortisseurs sont affermis.

Le prix pour acquérir une BMW M3 E36

Encore plus que sa devancière, la BMW M3 E36 aura été un vrai succès, tant commercialement parlant que du point de vu de l’image. Malgré un prix de 300 000 francs pour la 3.0 et 350 000 francs pour la GT et la 3.2, ce sont au total 71 242 exemplaires qui se sont écoulés de 1992 à 1999.

Restée longtemps à des niveaux très bas (environ 10 000 € en 2015), sa cote a aujourd’hui augmenté et une M3 E36 s’échange contre environ 20 000 €. Il faut toutefois faire très attention car de nombreux exemplaires ont été trafiqués ou sont en très mauvais état.

Beaucoup plus rare, la GT est aussi nettement plus chère puisqu’il faut compter environ 45 000 €.

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