Comment s’y retrouver aujourd’hui parmi tous les véhicules électriques disponibles sur le marchés ? Si vous tapez autonomie voiture électrique sur Google, vous aurez des dizaines de milliers de résultats, sans compter les publicités pour la Renault Zoé ou la BMW i3… On vous donne les clés pour comprendre comment les constructeurs calculent l’autonomie de leurs véhicules électriques et pour comparer l’autonomie des différents véhicules disponibles sur le marché. Et aussi quelques astuces pour augmenter l’autonomie de votre automobile propre…

Autonomie voiture électrique : indicateur de niveau de charge de l’Opel Ampera-e (Opel AG)

Autonomie voiture électrique : comment est-elle calculée ?

Les constructeurs calculent l’autonomie de leur voiture électrique sur un parcours NEDC, standard européen (Nouveau Cycle Européen de Conduite). Ce standard tente de s’approcher des conditions réelles d’utilisation d’une voiture électrique en imitant les conditions routières rencontrées en Europe. Cependant, beaucoup d’observateurs signalent des conditions idéales et non réelles pour le calcul de l’autonomie des voitures électriques :

  • les accélérations et vitesses de pointe du parcours NEDC ne reflètent pas la réalité des conditions rencontrées par les conducteurs,
  • les véhicules sont optimisés pour passer ces tests,
  • toutes les conditions sont réunies pour obtenir la meilleure autonomie possible : pneus gonflés dans la fourchette haute des préconisations, climatisation et chauffage coupés,
  • les tests sont menés par des robots ou des conducteurs spécialement entraînés.

Autonomie voiture électrique : Renault Zoé 2017, 400 km d’autonomie NEDC

Ces raisons expliquent pourquoi on parle d’autonomie idéale et d’autonomie réelle pour les voitures électriques. Les conditions météorologiques, le style de conduite ou encore les conditions de circulation sont autant de paramètres qui ne peuvent pas être reproduit par le parcours NEDC, et qui montrent qu’il est impossible de calculer une autonomie moyenne réelle avec un seul test. L’intérêt de ce parcours standardisé réside principalement dans la possibilité de comparer l’autonomie de plusieurs voitures électriques entre elles, afin d’en présélectionner deux ou trois avant de faire vous-même un test en conditions réelles.

Le parcours NEDC doit être remplacé en cours d’année 2017 par la procédure d’essais mondiale harmonisée WLTP (Worldwide harmonized Light vehicles Test Procedures), plus conforme aux cycles réels de consommation. Ce programme propose une analyse plus détaillée de l’autonomie voiture électrique, en simulant un parcours plus conforme à la réalité (plus d’accélérations, vitesse maximale atteinte et tenue plus longtemps…). L’autonomie calculée est plus faible, mais plus réaliste au vu des conditions de circulation rencontrées au quotidien. Par exemple, l’Opel Ampera-e propose une autonomie de 520 km d’après le parcours NEDC, et de 382 km d’après les tests WLTP.

Autonomie voiture électrique : les différents modèles sur le marché français en 2017

Nous vous proposons ci-dessous un tableau des principales voitures électriques commercialisées en France, indiquant leur autonomie NEDC à des fins comparatives :

Autonomie voiture électriqueAutonomie NEDC
Renault Zoé Z.E. 40400 km
Tesla Model S 70420 km
Tesla Model S 70D442 km
Tesla Model S 90D550 km
Tesla Model S P90D505 km
Tesla Model S 100 kWh542 km
BMW i3 22 kWh190 km
BMW i3 33 kWh300 km
Nissan Leaf 24 kWh199 km
Nissan Leaf 30 kWh250 km
Citroën C-Zero150 km
Peugeot iOn130 km
Hyundai Ioniq électrique280 km
Kia Soul EV212 km
Opel Ampera-e520 km

Autonomie voiture électrique : pourquoi n’est-elle jamais la même ?

Autonomie voiture électrique : tableau de bord de la BMW i3 (BMW Motorrad)

L’autonomie d’une voiture électrique dépend de nombreux facteurs. Le style de conduite au volant ou les conditions de circulation entraînent des variations d’autonomie qui peuvent être importantes : rouler en ville à vitesse stabilisée à 50 km/h ou avancer par accoups dans les embouteillages urbains n’entraînera pas la même consommation sur une même distance. De même, si vous avez une portion d’autoroute, votre vitesse maximale de 130 km/h entraînera une plus grande consommation que la circulation sur un périphérique urbain limité à 70 km/h. Ces évidences sont une partie de l’explication des variations d’autonomie d’une voiture électrique.

Les conditions climatiques modifient également cette autonomie. Par temps pluvieux ou venteux, le véhicule rencontrera plus de résistance et consommera donc plus d’électricité. Le chauffage par exemple consomme beaucoup d’énergie. Le choix d’un volant et/ou d’un siège chauffant permet de limiter la consommation électrique de la voiture. Plus généralement, les éléments de confort ont un impact sur la consommation électrique, et donc l’autonomie. C’est pourquoi les constructeurs développent la connectivité de leurs voitures électriques, permettant de gérer le préconditionnement thermique de l’habitacle quand le véhicule est en charge par exemple. Et l’autonomie même des batteries baisse avec le temps, comme celle de votre smartphone par exemple : on compte une baisse de capacité d’environ 10 à 15% au bout de cinq ans, en général.

Rien ne vaut un essai de 24 à 48 heures au volant de votre future voiture électrique ! C’est en tout cas comme ça qu’on pourrait résumer notre verdict sur l’autonomie voiture électrique… En effet, seul un essai sur vos trajets quotidiens vous permettra de savoir si une voiture électrique correspond à vos besoins de déplacement. Et n’oubliez pas que l’Etat vous aide pour acquérir votre automobile propre grâce au bonus écologique !