Le contrôle technique 2018 n’aura plus grand chose à voir avec le contrôle technique automobile actuel. Changement des seuils d’émissions polluantes, évolution des procédures et du matériel utilisé, cette étape obligatoire et récurrente de la vie de nos voitures va devenir plus stricte, et plus onéreuse. Nous faisons le point complet sur ce qui attend les conducteurs, ainsi que sur les pistes d’évolution futures…

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Contrôle technique 2018, réglementation renforcée

A partir du 20 mai 2018, la directive européenne 2014/45/EU entrera en vigueur, et avec elle un contrôle technique 2018 plus strict qui interdira à certaines voitures de prendre la route… Nous revenons donc sur ce qui est acquis à ce jour afin de vous en tenir informés, comme promis.

Contrôle technique 2018 : l’émission de gaz polluants et de particules dans le collimateur

Contrôle technique 2018 : lutte contre la pollution

La chasse aux véhicules polluants continue, et le contrôle technique 2018 enfoncera le clou. Entre le 1er septembre 2016 et le 30 avril 2017, des tests grandeur nature ont été menés dans 20 centres de contrôle technique afin d’établir une procédure pour la mesure des émissions polluantes, et notamment des NOx et particules. L’objectif était de fixer les moyens de mesure, mais aussi les seuils acceptables en fonction de l’âge et de la Norme Euro du véhicule contrôlé. Les conclusions sont attendues ce mois-ci, et donneront à de nouvelles procédures de contrôle technique en 2019 (cette dernière n’a pas évolué depuis plus de 20 ans).

Si toutes les motorisations thermiques seront soumises à ces nouveaux seuils d’émissions polluantes, il est clairement dit que ce sont principalement les diesels qui sont visés. A priori, et d’après les véhicules contrôlés sur la période de test de huit mois, le taux de contre-visite pour cause de pollution trop importante monterait en flèche, à 18% contre 1% actuellement ! Et cette nouvelle norme d’opacité entraînerait une non conformité pour 1 diesel sur 5…  Et attention aux conducteurs d’auto diesel, les bancs de test équipés d’opacimètres adaptés à ces nouvelles normes seront en centre de contrôle dès le 1er septembre 2017. Ces nouvelles mesures ont également pour but de détecter qui n’ont plus de filtre à particules, ou encore ceux dotés d’une vanne EGR défaillante.

Un contrôle technique 2018 plus cher

Compte-tenu des nouveaux équipements nécessaires et d’une procédure plus longue, le coût du contrôle technique va augmenter. Aux facteurs purement matériels, il convient également d’ajouter certaines exigences qui s’adressent directement aux centres de contrôle et aux opérateurs : chaque contrôleur devra avoir obtenu un BAC professionnel dans le domaine de la mécanique auto. A l’heure actuelle, le personnel qualifié doit être titulaire d’un CAP de mécanique ou de carrosserie pour pouvoir être embauché. Ces opérateurs risquent de se faire rare dans une filière qui a déjà du mal à recruter : dans le secteur du contrôle technique des véhicules industriels où ces critères sont déjà présents, environ 10% des postes ne sont pas pourvus. Et notons également que chaque opérateur embauché devra recevoir une formation de 315 heures (contre 175 actuellement). Au vu de ces difficultés de recrutement, les salaires des opérateurs vont certainement augmenter, et des formations plus nombreuses seront nécessaires pour s’adapter aux évolutions de réglementation et aux nouveaux matériels.

Contrôle technique 2018 : les autres évolutions en suspens ou à venir

Bernard Bourrier, président de la branche Contrôle Technique du CNPA et président du réseau Autovision, milite activement pour la mise en place d’un contrôle annuel des émissions polluantes, comme c’est déjà le cas pour les véhicules utilitaires légers (VUL). Cette évolution est demandée pour les voitures de plus de 7 ans. Un autre vieux serpent de mer, qui fait réagir vivement les premiers concernés, est la mise en place d’un contrôle technique des deux-roues motorisés. En effet, ce projet a déjà été présenté à deux reprises auprès de gouvernements précédents, entraînant à la fois levée de bouclier du monde motard et manifestations dans toute la France. D’autres pistes évoquées par Bernard Bourrier concernent la vérification de la cartographie moteur et autres paramètres via le calculateur de l’auto et sa prise diagnostic.

Ce contrôle technique 2018 sera plus exigeant, et, à partir du 20 mai 2018, on passera de 124 à 131 points de contrôle déclinés en 587 défauts (contre 408 actuellement), dont 451 donneront lieu à contre-visite (défauts majeurs ou critiques) alors qu’il n’y en a que 177 aujourd’hui. Le durcissement de la réglementation se prolonge avec une évolution obligatoire des équipements des centres et des formations des opérateurs. Tous ces nouveaux paramètres entraîneront nécessairement une évolution à la hausse du coût du contrôle technique pour l’automobiliste.

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