Ces 17 et 18 juin se tiendront les mythiques 24h du Mans. Pour cette 85ème édition, Toyota aura à cœur de faire oublier sa terrible désillusion de l’année précédente, qui avait vu le prototype de Kazuki Nakajima, alors en tête, devoir céder la victoire à 6 minutes du terme suite à un bris de turbo. Avec quelques changements de réglementation, notamment en LMP2, cette édition s’annonce passionnante à tous les échelons de la course. Revue des forces en présence…

24h du Mans, grille de départ en 2016 (crédits : Automobile Club de l’Ouest, Ltd)

24h du Mans, catégorie LMP1 : catégorie reine des prototypes

24h du Mans, Toyota Gazoo Racing TS050 Hybrid (crédits : Kevin Decherf)

Suite au retrait d’Audi en LMP1 Hybride et de Rebellion en LMP1 Privé, la catégorie reine des 24h du Mans se retrouve quelque peu orpheline. Néanmoins, grâce à l’engagement d’une 3ème Toyota, l’annonce au sommet en Porsche et le constructeur Nippon sera assurément féroce. Très rapides depuis le début de saison (victoires aux 6 heures de Silverstone et aux 6 heures de Spa), auteur du meilleur chrono lors de la journée test, la Toyota TS050 est favorite face à la Porsche 919. D’autant que les japonais pourront compter sur un prototype supplémentaire, quand Porsche se contentera de 2 voitures. Néanmoins, il ne faut pas croire que Porsche partira battu. Vainqueur des éditions 2015 et 2016, le concept de la 919 est identique depuis son retour en LMP1 en 2014 (un V4 turbo hybride) et sa fiabilité est éprouvé.

Du côté du LMP1 Privé, ByKolles va se sentir seul suite à la désaffection de Rebellion vers le LMP2. La CLM P1/01 tentera néanmoins de rallier l’arrivée juste derrière les prototypes LMP1 d’usine.

24h du Mans, catégorie LMP2 : les prototypes d’écuries privées

Rares sont les changements de réglementations visant à augmenter la performance des voitures (à l’instar de la Formule 1 cette année). Néanmoins, lorsque cela arrive, l’intérêt des pilotes et des suiveurs est grandissant. La catégorie, d’un niveau déjà très relevé par le passé, a fait le choix d’augmenter légèrement l’appui aérodynamique des prototypes, mais a surtout adopté un moteur unique Gibson V8 4.2L d’une puissance de 600 ch, soit environ 100 ch de plus que l’an dernier !

La conséquence est que les chronos des LMP2 sont d’ores et déjà meilleurs lors des essais des 24h du Mans que ceux d’une Audi R8 de 2005. Les voitures fabriquées par Oreca s’annoncent comme les plus rapides du plateau face aux prototypes Ligier, Dallara et Riley. Vainqueur sortant, Signatech-Alpine sera un des favoris, surtout avec Romain Dumas à son bord, titré en 2016 en LMP1 avec Porsche. Transfuge du LMP1 Privé, Rebellion sera un candidat sérieux à la victoire, tout comme G-Drive ou le Jackie Chan DC.

24h du Mans, catégorie LM GTE PRO : le Grand Tourisme version professionnelle

Marqué l’an dernier par le retour du mythique duel entre Ford et Ferrari, la lutte en grand tourisme pour la victoire aux 24h du Mans s’annonce encore plus serrée cette année avec des Corvette très rapides et l’arrivée de l’inédite Porsche 911 RSR, première 911 dotée d’un moteur central et non en porte-à-faux.
En revanche, Aston Martin va faire vivre à sa V8 Vantage ses 9èmes 24h du Mans. En difficulté depuis le début de saison, on imagine mal la voiture anglaise lutter pour la victoire.

24h du Mans, catégorie LM GTE AM : quand les amateurs se mêlent aux pros !

Déjouant régulièrement la faveur des pronostics, la catégorie amateur du grand tourisme s’annonce une nouvelle fois indécise. Souvent favorite mais jamais vainqueur, l’Aston Martin n°98 aura à cœur de décrocher une victoire qui lui a toujours fait défaut. Elle devra cependant rivaliser avec la flopée de Ferrari 488, remplaçant la vieillissante Ferrari 458.

24h du Mans, les engagés en 2017 (crédits : Automobile Club de l’Ouest, Ltd)

Ce tour d’horizon des catégories et des forces en présence vous aura certainement mis l’eau à la bouche ! Alors rendez-vous samedi 17 juin à partir de 15h pour suivre cette 85ème édition des 24 heures du Mans qui s’annonce palpitante !