Alors que le bal des présentations a été effectué pour la plupart des équipes, celles-ci se retrouvent à Barcelone pour entamer les précieux essais hivernaux. De lundi à jeudi, la première des 2 sessions a lieu pour les monoplaces. Retrouvez les nouvelles F1 2018 et la revue des forces en présence.

 

F1 2018

Ferrari, la seule écurie à respecter la tradition des présentations des F1 2018

Plus les années passent et plus les essais hivernaux se font tardivement ! Malheureusement, hormis certaines équipes comme Ferrari, c’en est fini des présentations des nouvelles monoplaces en grande pompes comme celle de Mclaren en 1997 avec Jamiroquai et les Spice Girls (!!) au palace Alexandra de Londres ou encore Benetton en 2001 à Venise. Désormais, les écuries se contentent souvent de photos diffusées sur internet (quand ce ne sont pas des images de synthèse) ou attendent la première journée d’essais pour dévoiler leur monoplace.

Il faut que les essais hivernaux ont été réduits comme peau de chagrin dans le vain espoir de diminuer les coûts. Jadis, les Ferrari et autres Prost Grand Prix limaient le bitume de Fiorano ou de Magny-Cours pendant des jours et des jours avant de se rendre à Barcelone pour les essais collectifs. Les essais privés ayant été interdits, le développement se joue désormais davantage dans les souffleries, sur les bancs moteur ou encore dans les simulateurs de pilotage ultrasophistiqués.

S’il y a encore peu, les essais hivernaux commençaient début février à Jerez, les températures trop fraîches et l’impertinence des données collectées sur un tracé qui n’est plus utilisé par la suite ont incité les instances à démarrer plus tard, et uniquement à Barcelone. Le circuit catalan est parfait pour des tests, celui-ci réclamant à la fois de la puissance moteur, de l’appui aérodynamique et de la motricité.

F1 2018 – Deux sessions sont au programme :

  • La première a lieu dès ce lundi 26 février et se déroule jusqu’au jeudi 1er mars
  • La seconde démarre le mardi 6 mars jusqu’au vendredi 9 mars

C’est l’occasion pour l’ensemble des équipes de tester leur monoplace en condition réelle, que ce soit pour s’assurer de la fiabilité, de la corrélation entre les simulations et la réalité mais aussi d’apprendre à exploiter les pneus, de faire des runs de qualification ou de course. La grande nouveauté de cette saison est l’apparition du système Halo, un système d’arceau de sécurité protégeant la tête des pilotes, mais contesté pour son esthétique douteuse et son impact sur la visibilité. D’autres éléments ont été supprimés comme l’aileron de requin (une arrête a été conservé pour avoir de l’espace publicitaire), le T-Wing et le Monkey Seat.

Trop durs l’an dernier, les pneus Pirelli vont être plus tendres cette année de F1 2018 afin de favoriser les stratégies à 2 arrêts. La fenêtre d’exploitation sera également agrandie, les Pirelli de 2017 ne fonctionnant que dans une fourchette de 2 à 3 degrés !

F1 2018 : Le point sur chaque écurie

Mercedes

Dans l’écurie championne du monde, on a clairement joué la continuité, que ce soit au niveau du duo de pilotes (Hamilton et Bottas) que de la philosophie de la monoplace. La Mercedes F1 W09 EQ Power+ (rien que ça) a déjà roulé lors de son shakedown autorisé. Il s’agit d’un tournage promotionnel effectué avec des pneus de démonstration et servant à l’écurie pour s’assurer du bon fonctionnement de tous les éléments de la monoplace. Hormis l’apparition du Halo, cette nouvelle Mercedes parait assez proche de celle de 2017.

Elle garde ainsi son empattement très long. Pour Toto Wolff, le directeur du team Mercedes F1, le but a été de conserver la vitesse de l’ancienne monoplace tout en supprimant son côté « diva », qui la rendait difficile à exploiter sur certains circuits.

Ferrari La marque italienne a été la seule à faire une présentation digne de ce nom. En conservant Vettel et Raikkonen, le but est évidemment d’aller chercher un titre qui leur a échappé l’an dernier. Comme chez Mercedes, la nouvelle Ferrari SF71H ne change pas sa philosophie avec notamment ses pontons très haut, permettant au flux d’air entrant dans le moteur de ne pas être perturbé par les bras de suspensions avant. En revanche, elle sera plus longue pour favoriser le centrage des masses et avoir un fond plat plus grand, ce qui permet d’augmenter l’appui aérodynamique, en contrepartie d’une prise de poids.

Red Bull

Après un début de saison compliqué l’an passé, Ricciardo et Verstappen vont vouloir jouer la victoire dès les premières courses. La Red Bull RB14 a été dévoilée avec une livrée provisoire, comme sait le faire si bien la marque au taureau rouge. L’écurie autrichienne compte sur un moteur Renault annoncé plus puissant et plus fiable pour jouer le titre.

Force India

Peu d’information sur la nouvelle monoplace de Force India, ni sur le nom de l’écurie ! Ne recevant pas de soutien de la part de l’Inde, le controversé patron Vijay Mallya envisage de changer l’appellation de l’équipe pour motiver des sponsors rebutés par un nom à consonnance indienne (alors que l’écurie est bien implantée en Angleterre). Ce que l’on sait, c’est que le talentueux duo de pilote Perez et Ocon sera encore présent et auront chacun l’envie de dominer l’autre !

Williams

Le line-up de Williams fut le véritable feuilleton de l’hiver ! Ne conservant pas Massa, pourtant dominateur face à Stroll, Williams a d’abord pensé à titulariser le revenant Kubica. Mais lors des essais de fin de saison à Abu Dhabi, le russe Sirotkin s’est montré plus rapide sur un tour de qualification et a proposé davantage d’argent à l’écurie anglaise (on parle d’environ 7 millions d’euros pour Kubica et 15 millions d’euros pour Sirotkin). Kubica restera néanmoins pilote d’essai et sera susceptible de remplacer Siroktin s’il n’est pas au niveau.

La nouvelle monoplace FW41, développée par Paddy Lowe, s’annonce comme bien supérieure à l’ancienne. On peut toutefois douter de la qualité des pilotes, Stroll ayant été décrié à de nombreuses reprises l’an passé et Siroktin n’ayant jamais convaincu en F2.

Renault

Les attentes pour l’écurie française sont importantes. Depuis l’éviction de Palmer l’an dernier, le duo de pilotes est très solide avec Hülkenberg et Sainz. La nouvelle RS18 est dans la continuité de la RS17, qui était devenue la 4ème plus véloce en fin de saison. Renault devra toutefois être plus fiable pour jouer la 5ème place au classement des constructeurs.

Toro Rosso

Pas encore d’annonce pour l’écurie sœur de Red Bull. L’équipe aligne un duo inexpérimenté en F1 mais prometteur composé de Gasly (champion GP2 2016) et Hartley (vainqueur des 24 heures du Mans 2017) qui avaient roulé en fin de saison dernière. La grosse crainte concerne le passage au moteur Honda, dont le manque de puissance et de fiabilité ont été largement mis en avant lors des dernières saisons.

Haas

Pour sa 3ème saison, l’écurie américaine conserve ses pilotes avec Grosjean et Magnussen. La priorité va être de résoudre les problèmes de freinage et d’arriver à exploiter les pneumatiques en toutes circonstances. Toujours équipé du moteur Ferrari, l’aérodynamique de la Haas VF18 s’inspire clairement de celle de la Ferrari de 2017, notamment au niveau des pontons très relevés.

Mclaren

C’est clairement la grosse attente de cette saison de F1 2018 ! S’étant séparé de l’asthmatique et peu fiable moteur Honda, Mclaren espère retrouver les sommets avec son nouveau moteur Renault. Après 3 années difficiles au côté de Honda, l’écurie de Woking semble revivre avec la présence du motoriste français. Il faudra toutefois que l’unité de puissance Renault soit à la hauteur mais également que le châssis Mclaren soit aussi fort que ce qu’a annoncé l’équipe lors des dernières saisons (mais difficilement vérifiable).

La livrée orange et bleue s’inspire du passé. Toujours aux mains de Vandoorne et d’Alonso, il faudra espérer que le double programme F1 et endurance de l’espagnol ne lui soit pas préjudiciable.

Sauber-Alfa Romeo

C’est également l’une des grosses annonces de cet hiver : le partenariat entre Sauber et Alfa Romeo. Outre un soutien financier plus important, cela permet à l’écurie suisse de bénéficier d’un moteur Ferrari de la saison en cours, contrairement à l’an passé. Exit Wehrlein, c’est l’impressionnant Leclerc (dominateur en F2 l’an dernier) qui épaulera Ericsson et aura pour but de ramener l’équipe vers le milieu du classement.

Rendez-vous dès demain à 9 heures pour suivre le début des essais hivernaux à Barcelone de cette saison de F1 2018 !

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