Après des mois interminables d’attente, la Formule 1 fait son grand retour sur le circuit de l’Albert Park à Melbourne. C’est encore la grande interrogation sur les capacités de chaque écurie en termes de vitesse et de fiabilité mais Ferrari, Red Bull et bien sûr Mercedes s’annoncent à nouveau comme favoris. Voici la présentation et les horaires de ce GP d’Australie 2018 à Melbourne !


GP d’Australie 2018 (crédits : FIA)

Que l’hiver fut long ! C’est ce que se disent les pilotes et les fans après une coupure de 4 mois depuis le grand prix d’Abu Dhabi 2017. Si les essais hivernaux ont pu combler quelque peu le manque, c’est avant tout le début des courses qui intéresse et fait vibrer le cœur des passionnés !

Pour ce premier grand prix de l’année 2018, le grand monde de la Formule 1 se rend à Melbourne en Australie, comme le veut la tradition depuis 1996, date de la 1ère course disputée sur le circuit de l’Albert Park. Le grand prix d’Australie est toutefois plus ancien car il était auparavant couru en fin de saison sur le circuit d’Adélaïde entre 1985 et 1995.

Particulièrement apprécié des pilotes, le tracé semi-urbain situé autour du lac d’Albert Park offre un premier grand test à l’ensemble des protagonistes du plateau. Avec ses 16 virages tout au long des 5,303 km du circuit, il fait briller les monoplaces très complètes car il réclame à la fois de la puissance moteur dans les lignes droites, du grip aérodynamique dans les courbes rapides et du grip mécanique pour les virages plus lents.

Situé en début de calendrier, il est également exigeant pour les monoplaces et la fiabilité y occupe une part très importante. On a vu à de nombreuses reprises par le passé le grand prix se finissant à 7 ou 8 voitures ! Et s’il est vrai que les F1 sont aujourd’hui beaucoup plus fiables, les conditions réelles de courses mettent souvent à mal la solidité des pièces.

Le circuit de l’Albert Park est un peu « à l’ancienne » avec ses faibles zones de dégagements dont certaines sont, pour notre plus grand bonheur, encore en gravier. De ce fait, les courses sont souvent intéressantes avec de nombreux accrochages provoquant la sortie de la safety car. Seul bémol, les dépassements y sont souvent difficiles et donc assez rares.

L’an dernier, Vettel avait lancé les hostiles en s’imposant avec sa Ferrari alors qu’Hamilton s’était emparé de la pole position et du record du tour avec un chrono de 1 min 22 sec 188.

Victoire de Vettel en 2017 (crédits : FIA)

GP d’Australie 2018 : Du point de vue pneumatique

Avec le très controversé système d’arceau de sécurité Halo, les pneumatiques font partie des autres changements apportés durant l’hiver. Si 2017 avait vu l’arrivée de gommes bien plus larges, c’est cette fois la dureté des pneus qui a été revue. Chaque composé est désormais un cran plus tendre (par exemple, le Tendre 2018 a la même dureté que le Super Tendre 2017) et nous verrons durant la saison l’apparition d’un nouveau composé encore plus tendre que l’Ultra Tendre : l’Hyper Tendre.

Si cela complique encore plus la compréhension des différents composés de Pirelli, les stratégies devraient être plus variés que le schéma à un seul arrêt trop souvent vu en 2017. Pirelli a également travaillé à augmenter la zone d’exploitation de ses pneumatiques, ceux de 2017 étant trop sensibles et ne fonctionnant que dans une fenêtre de 2 à 3 degrés.

Pour ce GP d’Australie 2018, Pirelli est venu avec les Tendres, les Super Tendres et les Ultra Tendres. Le circuit de Melbourne n’est pas très agressif pour les pneumatiques et on espère voir des stratégies à 2 arrêts. Il est toutefois difficile d’établir un pronostic à la suite des essais hivernaux disputés dans des conditions bien différentes. Il ne faut pas non plus exclure le risque de pluie qui est annoncé lors de ce weekend.

GP d’Australie 2018 : Revue des forces en présence

Si les essais hivernaux ont pu laisser un aperçu du potentiel de chaque monoplace, les différentes inconnues telles que la quantité d’essence ou la cartographie moteur empêche de tirer des conclusions hâtives sur la hiérarchie de cette saison 2018 de Formule 1. Les simulations de course sont toutefois les plus révélatrices car disputées avec le maximum de carburant en début de relais. A ce petit jeu, Mercedes a été plus rapide que tout le monde lors des essais hivernaux en devançant Ferrari et Red Bull. Mais contrairement à ses rivales, Mercedes n’a que trop rarement exploité les pneus les plus tendres et il se dirait que la monoplace d’Hamilton et Bottas soit trop vorace avec ses gommes. Il ne fait toutefois peu de doutes que la victoire se joue entre une de ses trois écuries, sauf grande surprise.

Et viendrait-elle de Mclaren ? En difficulté avec la fiabilité aux essais cet hiver, l’équipe de Woking semble revivre avec le moteur Renault mais n’était encore pas au niveau du trio de tête lors des simulations de course de Barcelone. Il faudra sûrement attendre un peu pour voir la monoplace orange jouer la victoire.

Les deux écuries qui devraient être au niveau pour aller chercher des gros points sont Renault, qui continue sa progression en tant qu’écurie d’usine et dispose d’un duo de pilotes très solide avec Hülkenberg et Sainz mais également l’écurie Haas qui a étonné lors des essais. En difficulté l’an passé avec l’exploitation des pneumatiques et des freins, cette saison 2018 de Formule 1 pourrait être la vraie confirmation pour l’écurie américaine.

Pour le reste, il est assez difficile d’établir une hiérarchie bien que l’on soit assez inquiet du potentiel de Force India, impressionnant l’an dernier ainsi que de Williams, dont la monoplace semble ne pas donner satisfaction, qui plus est avec deux pilotes peu expérimentés et qui risquent d’être vite décriés si les résultats ne suivent pas.

On suivra avec intérêt la performance de Toro Rosso dotée du moteur Honda qui a surpris dans le bon sens cet hiver mais également celle de Sauber qui pourrait progresser grâce à son partenariat avec Alfa Romeo. Disposant cette saison d’un moteur « à la page » (l’an passé, ils utilisaient un moteur Ferrari 2017) et de la présence de la pépite Charles Leclerc, l’écurie suisse pourrait faire un petit bond dans la hiérarchie.

Du point de vue pneumatique, et à l’instar de l’année passée, Pirelli amène ses composés les plus tendres avec l’Ultra Tendre, le Super Tendre et le Tendre. C’est une bonne nouvelle quand on sait que les Pirelli de 2017 sont très durs et que les pilotes ont souffert de la mise en température des pneus sur le tracé glissant de Bakou. Par rapport au GP d’Azerbaïdjan, les pneus seront non seulement plus tendres, mais le bitume est également plus abrasif et le grip supérieur.

Sans être une piste dévoreuse de pneus, on peut croire à des stratégies plus variées avec davantage d’arrêts que lors du weekend azéri. D’autant que la météo pourrait avoir son rôle à jouer : si le temps pour la journée de vendredi s’annonce chaud et ensoleillé, le risque de pluie sera de 50% pour la journée de samedi et des orages sont possibles pour la journée de dimanche.

GP d’Australie 2018 : Les horaires de la course

Il va falloir se lever tôt pour suivre ce GP d’Australie 2018 ! La première séance d’essais libres se déroule dès ce vendredi 23 mars à 2h (heure française) puis la seconde séance à 6h. La dernière séance d’essais libres aura lieu samedi 24 mars à 4h avec des qualifications à 7h. Enfin, la course est programmée dimanche 25 mars à 7h10 !