Alors que l’on se demande si Hamilton n’a pas pris un avantage irréversible lors du dernier grand prix, le monde de la F1 se rend ce week-end à Sepang pour y disputer la 19ème et dernière édition du GP de Malaisie. Atome automobile vous présente ce grand prix exigeant pour les pilotes.

Départ du GP de Malaisie en 2010 (crédits : Morio)

Petite histoire du GP de Malaisie

GP de Malaisie, le circuit de Sepang vu du ciel
1999, c’est la date de la première édition du GP de Malaisie. La Formule 1 y découvrait à ce moment-là le futur des circuits automobiles puisqu’il fut le premier dessiné par le fameux Hermann Tilke, architecte allemand controversé pour ses circuits sécuritaires, mais manquant souvent d’intérêt et de charme. A cette époque-là pourtant, le paddock est assez enthousiaste de découvrir ce tracé mêlant courbes rapides, virages plus lents et longues lignes droites très larges permettant (théoriquement) de favoriser les dépassements.

Théoriquement car dans les faits, ce n’est pas tellement la largeur qui favorise ou pénalise les dépassements (sauf Monaco) mais surtout la distance de freinage (ainsi que la résistance des pneus et les turbulences aérodynamiques, mais c’est un autre sujet). Or, les F1 freinent très court et les dépassements ne furent pas plus nombreux à Sepang.

Cette année-là, c’est Eddie Irvine qui avait gagné grâce à un impressionnant Michael Schumacher de retour de blessure. L’Allemand, ultra dominateur ce week-end-là, avait laissé gagner son équipier pour l’aider dans la lutte contre Mika Hakkinen pour la couronne mondiale.

GP de Malaisie, Raïkkonen en 2003

Revenons donc sur ce circuit de Sepang, long de 5,543 km, à parcourir 56 fois durant le GP de Malaisie. Le tracé est exigeant pour les hommes et les machines. En effet, les conditions climatiques sont souvent dantesques : en général très chaud et très humide, qui font perdre des litres d’eaux aux pilotes, le temps peut devenir chaotique avec des averses tropicales capables d’inonder le circuit à tout moment. De plus, le tracé impose une condition physique optimale du fait des forces G importantes subies par les pilotes et les pneus. Malgré ses deux longues lignes droites, Sepang n’est pas réputé pour être un circuit de moteur mais davantage pour mettre en valeur les châssis. Avec son mélange de gros freinages, de virages serrés et de courbes rapides, le tracé réclame un équilibre parfait, de l’appui aérodynamique ainsi qu’une bonne motricité en sortie de virage. Autant dire qu’il est difficile de trouver le bon compromis, surtout si la pluie vient compliquer la donne !

Le record du tour est détenu par Lewis Hamilton en 1 min 32 s 850 lors des qualifications en 2016. Sauf pluie, il ne fait aucun doute que ce record sera battu par les F1 version 2017 grâce à leur grip pneumatique et aérodynamique supérieur.

Quelques faits marquants des GP de Malaisie en 2001, 2003, 2012 et 2016

GP de Malaisie : saluons la belle initiative de Liberty Media en 2017

Liberty Media, propriétaire des droits commerciaux de la F1 depuis 2016, eu dernièrement la bonne idée de proposer de diffuser un grand prix historique. Par nostalgie ou par envie de faire découvrir ou redécouvrir l’histoire de la F1 ? Peu importe, il faut signaler cette volonté d’offrir plus de contenu au public. Pour se faire, Liberty Media a choisi de rediffuser un grand prix de Malaisie mémorable. Ainsi, un sondage a été effectué pour savoir quelle édition les fans souhaitaient revoir entre :

  • 2001 et le déluge mettant en difficulté les Ferrari
  • 2003 et la première victoire de Raïkkonen
  • 2012 et la passe d’armes entre Alonso et un étonnant Perez au volant de sa Sauber

A la majorité, les fans ont choisi de revoir l’édition 2001 qui est disponible sur Youtube pendant 19 jours… Faites comme nous, retrouvez avec plaisir le son des V10 et les commentaires (en anglais) de Murray Walker !

GP de Malaisie : l’allocation pneumatique apportée par Pirelli

Pirelli au GP de Malaisie 2017

Si l’ancien revêtement était abrasif et bosselé, celui-ci a été refait en 2016 et est désormais plus lisse. Néanmoins, les charges exercées sur les pneumatiques restent conséquentes du fait des longues courbes à haute vitesse. On peut donc se réjouir que Pirelli ait sorti les Super Tendres, les Tendres et les Mediums sur un circuit où les pneus les plus durs sont en général utilisés. Ainsi, on peut espérer voir une course avec 2 arrêts s’il ne pleut pas. Bien évidemment, les risques de pluie sont comme toujours très importants, et devraient influer la course.

GP de Malaisie : Ferrari pour la revanche ?

Après un Grand Prix de Singapour désastreux pour Ferrari il y a 15 jours, Vettel et la Scuderia se doivent de signer un bon résultat s’ils ne veulent pas être définitivement décrochés de la lutte pour le titre. L’écurie de Maranello devra trouver les bons réglages ou espérer la pluie si elle veut rivaliser avec les Mercedes qui devraient être à l’aise dans les courbes du circuit malaisien. Attention toutefois à la fiabilité qui avait privé Hamilton de la victoire l’an passé sur casse moteur. Le combat pour la victoire devrait être passionnant avec les excellents progrès de Red Bull depuis quelques courses. Nul doute que Ricciardo ou Verstappen auront leur mot à dire.

Derrière, Renault est attendu comme le plus sérieux prétendant aux gros points grâce aux progrès de son châssis. Qui plus est si Palmer, sans baquet pour l’an prochain, enchaîne suite à son bon résultat à Singapour. Hülkenberg aura lui très envie de faire quelque chose suite à son abandon pour problème moteur à Singapour, alors qu’il était 4ème.

Force India devrait également être performant mais des écuries comme McLaren, Haas et Toro Rosso lui donneront du fil à retordre. A noter que le français Pierre Gasly, champion de GP2 2016, est titularisé à la place de Kvyat pour cette course. Gasly pourra apprendre en vue de l’an prochain où il remplacera Sainz, partant chez Renault. Il est difficile de dire où se situera Williams tant la monoplace semble délicate, pointue et que son duo de pilotes n’est pas le meilleur du plateau. En revanche, ce devrait être à nouveau difficile pour Sauber qui doit prier pour que les conditions climatiques soient exécrables.

Il faudra se lever tôt pour voir ce GP de Malaisie car la première séance d’essais libres débute vendredi 29 septembre à 5h (heure française). La deuxième séance aura lieu à 9h tandis que la troisième et dernière séance se déroulera le samedi 30 septembre à 8h suivi des qualifications à 11h.

Enfin, le grand prix aura lieu dimanche 1er Octobre à 9h pour suivre la dernière édition à Sepang !