Alors que Fernando Alonso a paraphé un nouveau contrat avec McLaren, Lewis Hamilton a la possibilité d’être titré dès ce week-end au GP des Etats-Unis qui se déroule sur spectaculaire COTA, à Austin. Découvrez avec nous le 17ème grand prix de cette saison de Formule 1 !

Départ du GP des Etats-Unis en 2012, première édition de la course de Formule 1 sur le COTA

GP des Etats-Unis, une histoire compliquée

Les Etats-Unis ont toujours eu une histoire quelque peu difficile avec la Formule 1. Si le pays est incontestablement fan des sports mécaniques, celui-ci a tendance à se refermer sur lui-même en préférant les fameuses courses de NASCAR ou d’IndyCar. Pourtant, de nombreuses courses ont été organisées comme à Sebring, Riverside, Phoenix et surtout Watkins Glen. Et si les Américains ont du mal avec un sport davantage orienté vers la technologie que le spectacle, le coup de grâce eu lieu à Indianapolis en 2005.

Le départ à 6 monoplaces du GP des Etats-Unis à Indianapolis, en 2005

Utilisant une partie du célèbre anneau de vitesse depuis 2000, de multiples incidents pneumatiques impliquent les Toyota équipées de pneus Michelin. Le manufacturier français n’était pas au courant que le banking était resurfacé et offrait davantage de grip. N’ayant pas adapté ces gommes à cette spécifité, Ralf Schumacher fut victime d’un violent crash dans ce même banking lors des essais libres.

Par mesure de sécurité, il fut décidé que toutes les voitures équipées de pneus Michelin ne prendrait pas part à la course. Seules les 6 monoplaces chaussées en Bridgestone disputèrent la course sous les huées du public américain !

La course ne survécut pas à ce « drame » et 2007 fut la dernière édition du Grand Prix de F1 à Indianapolis. Si l’on pensait que le GP des Etats-Unis était condamné pour de nombreuses années, c’était sans compter sur la création d’un nouveau circuit au Texas, le COTA (Circuit of The Americas) pour renaître de ses cendres en 2012.

GP des Etats-Unis, le COTA (crédits : pedrik)

Comme tous les circuits modernes, il est l’œuvre de Hermann Tilke et est un des rares à être apprécié des pilotes. La raison principale en est son fort dénivelé ainsi que la variété de ses virages rappelant les meilleures sections de Silverstone, d’Hockenheim ou encore d’Istanbul. Sa particularité est son sens de rotation puisque les voitures courent dans le sens anti-horaire, à l’instant d’Interlagos, Singapour et Abu Dhabi.

Avec une longueur de 5,513 km à parcourir 56 fois, ce dernier est très complet, jonglant entre longues lignes droites, courbes rapides et virages plus lents. On peut toutefois regretter la trop grande largeur de la piste ainsi que ses immenses dégagements en bitume, caractéristiques des circuits modernes ôtant beaucoup d’intérêt et de charme au circuit.

GP des Etats-Unis, 2016, victoire de Lewis Hamilton (Daimler AG)

Si Vettel a remporté l’édition 2013 avec Red Bull, c’est Hamilton qui est monté sur la plus haute marche du podium de toutes les autres éditions ! En 2012 avec McLaren, et avec Mercedes depuis 2014. Il est également le recordman du tour avec un chrono en 1:34:999 sec réalisé l’an dernier. Comme de coutume cette saison, il y a fort à parier que ce temps va être battu.

Le GP des Etats-Unis vu par Pirelli

Pirelli au GP des Etats-Unis 2017

Pirelli a osé sortir ses pneumatiques Ultra Tendres aux côtés des Tendres et des Super Tendres. C’est une bonne nouvelle et on peut penser qu’il faudra 2 arrêts pour l’ensemble de la course, les enchaînements de courbes étant exigeants pour les pneumatiques malgré la faible abrasivité de l’asphalte. De la pluie est possible pour la première journée d’essais libres, où Pirelli mettra à disposition des écuries des prototypes de ses pneus intermédiaires.

Le reste du week-end devrait être plus beau et plus chaud, avec des températures dépassant les 25°.

On passe en revue les forces en présence au GP des Etats-Unis

En cas de victoire d’Hamilton et au mieux d’une 6ème place de Vettel, l’Anglais raflera son 4ème titre. Pour cela, il faudra évidemment que la performance de la Mercedes soit au rendez-vous. Si la Flèche d’Argent devrait être à nouveau à l’aise sur ce circuit, il sera intéressant de voir si elle est capable de tenir les pneus Ultra Tendres à bonne température si les conditions sont chaudes. Ferrari espère en avoir fini avec des problèmes de fiabilité qui ont compromis sa tournée asiatique (voir nos résumés des GP de Singapour, de Malaisie et du Japon) ainsi que les chances de Vettel de finir champion du monde. Cela dit, la vitesse était au rendez-vous et l’on espère que la bataille sera intense. Bataille où devrait également figurer Red Bull, même si l’écurie autrichienne devrait souffrir en qualification, faute de « bouton magique » sur le moteur Renault, son rythme en course devrait lui permettre de jouer la victoire.

Haas courra à domicile et étrennera des évolutions aérodynamiques afin d’espérer rentrer dans les points. Les places du top 10 devant être pour les Force India, rapides et régulières depuis le début de l’année. Massa aura besoin d’un bon résultat s’il veut espérer garder son baquet chez Williams. En effet, l’écurie anglaise a testé Kubica et Di Resta en vue de son remplacement éventuel. Fort heureusement pour le Brésilien, le clan Stroll souhaite son maintien. Renault a chuté au classement malgré l’amélioration de sa monoplace à cause d’une fiabilité défaillante, notamment sur la voiture d’Hülkenberg, et doit obtenir un bon résultat. L’arrivée de Sainz en provenance de Toro Rosso devrait maximiser les chances de Renault.

Au programme chez Toro Rosso, de nombreux changements : Kvyat est de retour dans la monoplace suite au départ de Sainz tandis que Gasly est au Japon pour disputer la finale du championnat de Super Formula, où il est en lice pour le titre. C’est Brendon Hartley, pilote Porsche en endurance et ancien membre de la filière Red Bull, qui remplace le Français pour cette course. Si Gasly sera de retour pour la fin de saison, impossible de connaître le nom de son équipier. Cependant, un bon résultat de Hartley pourrait définitivement condamner Kvyat.

Chez McLaren, après la satisfaction du changement de moteur pour 2018 (de Honda à Renault), c’est une autre bonne nouvelle qui est annoncée avec la prolongation de contrat d’Alonso. Sur cette course, Vandoorne va bénéficier de la spec 4 du moteur Honda mais devra subir une pénalité sur la grille de départ.

Les horaires du GP des Etats-Unis

Les essais libres commencent dès ce vendredi 20 octobre à 17h pour la 1ère séance et 21h pour la 2ème séance (diffusé à minuit en différé sur Canal + Sport). La troisième séance aura lieu le samedi 21 octobre à 18h tandis que les qualifications seront à 23h. Rendez-vous ce dimanche 22 octobre à 21h pour suivre ce GP des Etats-Unis, et savoir si le titre sera attribué au drapeau à damiers !