Ayant besoin de seulement 9 points, le titre est plus que jamais en vue pour Lewis Hamilton. Ce week-end, le monde de la Formule 1 se dirige vers l’Autódromo Hermanos Rodríguez pour un GP du Mexique qui sera l’antépénultième épreuve du championnat.

GP du Mexique, rendez-vous à Mexico

Le GP du Mexique sur l’Autódromo Hermanos Rodríguez

Situé dans le parc public Magdalena Mixhuca au nord-est de Mexico, le circuit a accueilli une première fois la Formule 1 de 1962 à 1970. Cette dernière édition mettra fin à l’évènement pour des raisons de sécurité, à cause d’une foule trop importante. Revenu au calendrier en 1986, le GP du Mexique disparaîtra à nouveau en 1992.

GP du Mexique, Autódromo Hermanos Rodríguez

Après un investissement d’environ 100 millions d’euros pour mettre aux normes le circuit, le grand cirque de la Formule 1 y pose à nouveau ses roues depuis 2015, édition remportée par Rosberg sur sa Mercedes.

Mélange de longues lignes droites et de parties sinueuses comme le stadium, le circuit a désormais perdu sa spectaculaire parabolique inclinée. Réaménagé sous la houlette du « fameux » Hermann Tilke, le circuit comporte de nombreuses zones de dégagements très contestées actuellement après la pénalité de Verstappen lors du dernier Grand Prix à Austin.

Déjà privé de podium l’an dernier sur ce circuit de Mexico dans des circonstances similaires, Verstappen pourra se réjouir de voir que la FIA n’est pas restée les bras croisés et a installé des ralentisseurs dans les virages susceptibles d’être coupés. A voir si l’idée se révèle efficace…

GP du Mexique, Stadium (Pirelli)

Long de 4,304 km et situé à 2285 mètres d’altitude, le circuit exige des ailerons braqués à leur maximum malgré des vitesses atteintes de l’ordre de 360 km/h ! En raison de l’air moins dense, la résistance aérodynamique est plus faible, tout comme l’appui, la monoplace peut donc être configuré en version « Monaco » et aller aussi vite qu’à Monza !

Pirelli au GP du Mexique 2017

Avec un recul de seulement deux éditions sur le nouveau circuit (2015 et 2016), le record de 1 min 18 s 704 signé par Hamilton l’an dernier en qualifications a de grandes chances de tomber cette année. Pendant la course, il sera parcouru à 71 reprises, soit un total de 305,354 km sur un tracé peu abrasif et assez glissant. C’est pourquoi Pirelli a pu sortir sans arrière pensée ses pneus les plus tendres, à savoir les Tendres, les Super Tendres et les Ultra Tendres. On peut penser qu’un seul arrêt sera de nouveau suffisant, Pirelli ayant été trop prudent avec ses composés 2017.

Revue des forces en présence au GP du Mexique

GP du Mexique : Hamilton vainqueur en 2016

Pour que Lewis Hamilton soit titré, l’équation est simple, il faut que l’Anglais marque 9 points de plus que son dauphin actuel au championnat, Sebastian Vettel. Ainsi, en cas de victoire du pilote Mercedes, il faut que l’Allemand termine au mieux 3ème pour que Hamilton soit champion. Avec trois courses restantes, il semble improbable que le titre échappe au Britannique, d’autant que sa monoplace paraît aujourd’hui plus facile à dompter et à exploiter que lors du début de saison. Les longues lignes droites favoriseront les Mercedes même si les multiples virages lents pourront permettre à Red Bull et Ferrari d’être rapides.

Sur le tracé glissant de Mexico, l’exploitation pneumatique est primordiale et Mercedes a compris comment utiliser les gommes les plus tendres. Les Flèches d’Argent partent donc logiquement favorites, mais auront besoin d’un Bottas en forme pour aider Hamilton à être champion dès ce weekend. Le Finlandais enchaîne les prestations moyennes et devra hausser son niveau au GP du Mexique.

Toutefois, l’espoir n’est pas néant pour Ferrari et Red Bull car rien ne dit que Mercedes n’aura pas de problème avec l’exploitation complexe des Pirelli, et sur la fiabilité qui peut faire défaut à tout moment. En effet, avec l’altitude, l’air est moins dense et les moteurs fonctionnent moins bien. Avec des moteurs turbocompressés, comme ceux des F1, il est possible de compenser en faisant tourner le turbo plus vite. Mais sa robustesse est alors mise à mal et peut provoquer des soucis de fiabilité.

Force India a toujours été à l’aise sur ce circuit et Perez voudra certainement faire valoir la pointe de vitesse de sa monoplace pour signer un bon résultat devant son public. Renault aura également besoin d’un bon résultat pour améliorer son classement constructeur (et les primes qui vont avec). Si l’écurie française peut se féliciter d’avoir désormais deux très bons pilotes, Sainz devra purger une pénalité pour changement de moteur. Grâce à son moteur Mercedes, indispensable sur ce tracé, Williams doit faire mieux que les sorties précédentes pour aller chercher des points, d’autant que Massa joue son avenir pour épauler Stroll en 2018. Concernant la saison 2018, Hartley finira l’année chez Toro Rosso avec Gasly afin d’être évalué en vue d’une possible titularisation l’an prochain. Il serait étonnant que McLaren enregistre un bon résultat ce weekend avec un moteur Honda qui sera très pénalisant dans les lignes droites, sans compter les pénalités subies sur la grille de départ à cause des trop nombreux changements de moteurs. Il faut espérer que le châssis de Woking face des miracles dans les parties sinueuses. Peu en verve actuellement, Haas devra améliorer sa compréhension des freins et des pneus pour espérer rentrer dans les points tandis que Sauber sera à nouveau au fond de la grille. L’intérêt existe toutefois car ni Ericsson ni Wehrlein n’ont de volant confirmé pour l’an prochain et voudront se battre l’un l’autre.

Les essais libres commencent dès ce vendredi 27 octobre à 17h pour la 1ère séance et 21h pour la seconde. La dernière séance d’essais se déroulera samedi 28 octobre à 17h et les qualifications seront à 20h. Enfin, rendez-vous ce dimanche 29 octobre à 20h pour suivre ce GP du Mexique !