Après un week-end canadien riche en enseignement, Mercedes arrive en confiance au Grand Prix d’Azerbaïdjan. Ayant réussi à résoudre ses problèmes pneumatiques, l’écurie allemande arrive à Bakou en Azerbaïdjan avec davantage de certitudes et l’espoir de confirmer la belle performance de Montréal lors du grand prix précédent. Une petite présentation et un passage en revue des forces en présence s’imposent pour pouvoir profiter pleinement du Grand Prix d’Azerbaïdjan…

Grand Prix d’Azerbaïdjan, 2016, hautes vitesses atteintes par les monoplaces (FIA)

Présentation du Grand Prix d’Azerbaïdjan

La Formule 1 se déplace ce weekend à Bakou pour y vivre le Grand Prix d’Azerbaïdjan, 8ème manche du championnat du monde.

Baptisé GP d’Europe l’an passé, ce tracé va vivre sa seconde édition, après une manche 2016 marqué par la victoire du futur champion Nico Rosberg et les déboires en qualification de Lewis Hamilton, qui n’avait pu refaire son retard et avait terminé 5ème du grand prix.

Le tracé urbain (le 3ème d’affilé après Monaco et Montréal) de 6,003 km est jalonné de longues lignes droites et de 20 virages, pour la plupart à 90°. Le circuit comporte une section aussi originale que dangereuse entre les virages 8 à 11 puisque les monoplaces contournent un château dans une portion où la piste est extrêmement étroite.

La très longue ligne droite des stands permet d’atteindre des vitesses record. L’an dernier, la Williams de Valterri Bottas a été flashé à 366,1km/h lors des qualifications. Selon la télémétrie de l’écurie, il apparaîtrait même que le Finlandais a atteint la vitesse de 378km/h au maximum (le radar officiel étant placé légèrement avant la zone de freinage). En raison de l’augmentation de la largeur des pneus et de l’appui aérodynamique, les monoplaces de 2017 génèrent plus de traînée et vont moins vite en ligne droite et on peut s’attendre à des vitesses de pointe inférieures d’environ 10km/h par rapport à l’an passé. Malgré cela, la hausse de vitesse dans les virages nous laisse penser que la référence chronométrique de 2016, 1‘42’’520 réalisée par Nico Rosberg en qualification, soit battue. En effet, à Montréal, circuit où la vitesse de pointe est également importante, les chronos de 2017 étaient plus rapides d’une seconde à une seconde et demie.

Qui dit circuit urbain, dit bitume peu abrasif et glissant. On peut s’étonner de voir que Pirelli n’a pas apporté ses composés les plus tendres avec les Super Tendres, les Tendres et les Médiums. Le manufacturier italien a sans doute jugé que ses pneumatiques Ultra Tendres supporteraient mal les hautes vitesses imposées ici.

Grand Prix d’Azerbaïdjan : Mercedes ou Ferrari ?

Ayant fortement travaillé après un weekend monégasque très difficile, l’écurie Mercedes s’est admirablement reprise au Canada où ses monoplaces ont réalisés un doublé. Profitant des déboires de Ferrari, Lewis Hamilton en a profité pour se rapprocher de Sebastian Vettel dans la course au titre. Il ne fait aucun doute que les Mercedes seront également en forme au Grand Prix d’Azerbaïdjan dans les lignes droites, surtout en qualification où le moteur allemand bénéficie du « magic button ». Le seul petit doute concerne les parties sinueuses et étroites du circuit, où la longueur de l’empattement de la Mercedes pourrait jouer en sa défaveur (estimé à environ 15 cm de plus que sa rivale italienne).

Du côté de la Scuderia, si le résultat fut très décevant à Montréal, les rouges étaient malgré tout rapides en course ainsi qu’en qualification. La lutte entre les deux écuries s’annonce une nouvelle fois passionnante au Grand Prix d’Azerbaïdjan !

Un peu derrière, on imagine mal Red Bull pouvoir rivaliser pour la gagne. Si le châssis est en progrès, il n’est pas encore au niveau des tous meilleurs. De plus, le moteur Renault (rebadgé TAG), reste un léger ton en dessous des blocs Mercedes et Ferrari. Les relations se sont à nouveau tendues entre l’écurie autrichienne et le motoriste français car Renault ne prévoit pas d’intégrer une nouvelle version de son moteur cette année. Red Bull déplorant une nouvelle fois ne pas pouvoir jouer plus haut à cause du moteur, Renault a répliqué en indiquant que s’il n’était pas attendu de changement majeur dans l’unité de puissance, cette dernière recevait constamment des petites évolutions à chaque course. Ambiance…

Un temps en lutte pour un podium au Canada, l’écurie Force India aura à cœur de rééditer cette performance sur un circuit qui lui avait souri l’an passé. Sergio Perez étant monté sur la 3ème marche du podium lors de l’édition 2016 du Grand Prix d’Azerbaïdjan. En revanche, Force India aura fort à faire pour gérer la tension montant entre son talentueux duo de pilote, Perez et Ocon, suite au léger différent de Montréal. Bonne nouvelle pour le spectacle, l’écurie n’imposera pas de consignes à ses pilotes !

Dans le cœur du peloton, Williams devrait tirer son épingle du jeu grâce à sa bonne vitesse de pointe. Le combat devrait toujours être féroce entre Toro Rosso, Haas et Renault pour jouer les points.

Si Honda apporte une nouvelle spécification de son moteur, on imagine mal McLaren pouvoir rivaliser dans les longues lignes droites du circuit de Bakou, d’autant que les pilotes vont devoir subir des pénalités sur la grille de départ. En cause, le quota maximum autorisé de quatre moteurs par saison est déjà dépassé (alors qu’il reste 12 grand prix à disputer !).

Sauber devrait souffrir également. L’écurie suisse, dont l’ex-dirigeante Monisha Kaltenborn vient d’être déchue par les nouveaux propriétaires, devrait être en difficulté avec son moteur Ferrari 2016.

Grand Prix d’Azerbaïdjan, 2016, la Formule 1 devant un château (FIA)

Grand Prix d’Azerbaïdjan : les horaires

Les séances d’essais libres du Grand Prix d’Azerbaïdjan se déroulent vendredi 23 juin à 11h et 15h et samedi 24 juin à 12h (heure française). Les qualifications suivent la dernière séance d’essais libres à partir de 15h. Et n’oubliez pas, rendez-vous dimanche 25 juin à 15h pour suivre le Grand Prix d’Azerbaïdjan, 8ème grand prix de Formule 1 de la saison !