Après une coupure d’un peu moins de 4 semaines bien méritées, le paddock, plus divisé que jamais après l’annonce de l’introduction du halo, est de retour en terres belges pour affronter le plus beau circuit du calendrier : Spa-Francorchamps ! Retour sur l’histoire de la F1 ici et le début de saison 2017 avant le Grand Prix de Belgique…

Grand Prix de Belgique, Nico Rosberg vainqueur en 2016 (crédits : FIA)

Grand Prix de Belgique : Spa-Francorchamps, toboggan des Ardennes

Considéré par beaucoup comme le plus beau tracé du monde, Spa-Francorchamps représente la quintessence de l’excellence du circuit automobile : 7,004km arpentant la forêt ardennaise, vallonné, jonché de lignes droites et de courbes rapides mettant en valeur les moteurs et l’aérodynamique des monoplaces. Mais également de gros freinages et des virages plus lents permettant les dépassements.

Grand Prix de Belgique, le circuit de Spa Francorchamps vu du ciel
Spa ne serait peut-être pas considéré comme le meilleur circuit du monde s’il ne possédait pas le meilleur virage ! Le Raidillon de l’Eau Rouge est plébiscité par l’ensemble des pilotes pour les sensations qu’il procure : une longue courbe dans une montée très raide donnant un maximum de G et d’adrénaline. S’il ne constitue plus le même défi qu’autrefois, en raison de ses dégagements asphaltés et des monoplaces pouvant le passer à fond facilement, il reste malgré tout un « must » de ce Grand Prix de Belgique.
Enfin, la météo des Ardennes belges est souvent capricieuse et la pluie fréquente nous a permis de voir de fantastiques grand prix.
Grand Prix de Belgique, 1998, Mickael Schumacher rentre aux stands sur 3 roues
Ainsi, le grand prix en 1998 disputé dans des conditions difficiles, sans doute l’un des plus dantesques de l’histoire de la Formule 1. Avec un énorme carambolage impliquant 13 voitures (soit plus de la moitié de la grille !), un Michael Schumacher rentrant aux stands sur 3 roues et un improbable doublé de l’écurie Jordan grâce à Damon Hill et Ralf Schumacher, ce grand prix reste encore dans toutes les mémoires, presque vingt ans plus tard.

Grand Prix de Belgique, duel entre Raïkkonen et Hamilton en 2008

Ainsi, le grand prix en 1998 disputé dans des conditions difficiles, sans doute l’un des plus dantesques de l’histoire de la Formule 1. Avec un énorme carambolage impliquant 13 voitures (soit plus de la moitié de la grille !), un Michael Schumacher rentrant aux stands sur 3 roues et un improbable doublé de l’écurie Jordan grâce à Damon Hill et Ralf Schumacher, ce grand prix reste encore dans toutes les mémoires, presque vingt ans plus tard.

Enfin, on se souviendra du dépassement spectaculaire de Mika Hakkinen en 2000 sur Michael Schumacher, l’un et l’autre doublant en même temps Pedro Diniz, un retardataire.

Grand Prix de Belgique : Pirelli sort les tendres

Grand Prix de Belgique, allocation pneumatiques Pirelli

Bonne nouvelle pour ce Grand Prix de Belgique, Pirelli a décidé d’amener ses composés les plus tendres avec les Ultra Tendres, les Super Tendres et les Tendres. C’est une surprise car même si les Pirelli de 2017 sont très conservateurs, le circuit de Spa-Francorchamps est assez difficile pour les pneus avec ses nombreuses courbes rapides. Si la dégradation est difficile à prévoir, on peut tout de même penser que les Ultra Tendres ne tiendront que quelques tours. Ainsi, des stratégies variées sont espérées pour boucler les quelques 44 tours et 308,176km du GP de Belgique, notamment en cas de pluie. Spectacle assuré dans les stands et sur la piste !

Grand Prix de Belgique, stand Pirelli

Grand Prix de Belgique : la dernière chance pour McLaren-Honda ?

Après la trêve estivale, il sera intéressant de voir où se situent les forces en présences. Après un début de saison très moyen, Mercedes a retrouvé des couleurs face à Ferrari dès le GP du Canada. Néanmoins, la dernière course en Hongrie a montré qu’il faudra toujours compter sur l’écurie italienne cette saison. A priori, Spa-Francorchamps semble être plus favorable à Mercedes grâce à ses lignes droites et ses longues courbes. En effet, les Flèches d’Argent sont un peu meilleures en ligne droite que les Ferrari et ont beaucoup d’appui dans les virages rapides. A l’inverse, les monoplaces Ferrari sont plus maniables dans les virages lents, bénéficient d’une excellence traction et semblent encore un peu au-dessus dans la gestion des pneumatiques.

Avec les progrès de son châssis et de son moteur Renault, on peut penser que Red Bull fera plus que de la figuration, surtout en cas de conditions pluvieuses. Force India devrait également être rapide sur un tracé qui lui a toujours réussi de même que Williams avec le puissant moteur Mercedes. La Renault devrait également être à son aise avec les dernières évolutions (notamment sur le fond plat) qui ont apporté un gros gain, au point d’être juste derrière les Red Bull en qualification à Silverstone et au Hungaroring (Hulkenberg ayant été pénalisé).

Mais la grosse interrogation du week-end est à coup sûr la nouvelle spécification du moteur Honda pour McLaren. Avec sa « Spec 4 », le bloc Honda est annoncé 15 ch plus puissant avec un potentiel de 40 chevaux supplémentaires à débloquer lors des prochains grand prix. C’est primordial pour McLaren qui a essuyé le refus d’une motorisation de la part de Mercedes et Ferrari pour l’an prochain. Renault n’est également pas très emballé à l’idée de fournir une 4ème équipe. Néanmoins, il faut raison garder sur les promesses de Honda, des précédentes annonces ayant eu des résultats plutôt fâcheux, notamment sur la fiabilité.

Les horaires du Grand Prix de Belgique

Les  deux premières séances d’essais libres du Grand Prix de Belgique sont à suivre dès le vendredi 25 août à 10h et 14h. La dernière séance d’essai ainsi que les qualifications se dérouleront samedi 26 août à 11h et 14h. Et n’oubliez pas, rendez-vous dimanche 27 août à 14h pour suivre la 12ème manche du championnat du monde de F1 en Belgique !