Deux semaines après le Grand Prix d’Azerbaïdjan, les polémiques entre Vettel et Hamilton, et à moindre échelle entre Ocon et Pérez, n’ont pas désenflé. Pire, l’absence de sanction suite au passage du pilote Ferrari devant la commission de la FIA a été très mal perçu dans le clan Mercedes. Si la bataille a lieu dans les coulisses, on espère que celle-ci aura surtout lieu sur la piste. Petite présentation et revue des forces en présence sur ce Grand Prix d’Autriche.

Départ du Grand Prix d’Autriche en 2016 (crédits : FIA)

Grand Prix d’Autriche : présentation du Red Bull Ring

Podium du Grand Prix d’Autriche 2016 : Hamilton, Verstappen et Raïkkönen (FIA)

Ce weekend, la F1 revient en Europe sur le circuit autrichien de Spielberg. Jadis appelé Österreichring puis A1-Ring, le petit circuit de 4,318 km est nommé Red Bull Ring depuis son rachat par la célèbre marque de boisson énergétique. L’an passé, Lewis Hamilton s’était imposé au terme d’une bagarre mémorable dans le dernier tour avec son équipier, le futur champion du monde Nico Rosberg. Bagarre qui avait fini en accrochage entre les 2 hommes et qui fit reculer l’Allemand à la 4ème place finale.

Court, avec seulement 10 virages, mais pas inintéressant, le circuit autrichien dispose de caractéristiques devenues trop rares : une piste étroite avec des dégagements d’herbes et de graviers qui pardonnent difficilement les erreurs. De plus, le circuit est très vallonné et offre beaucoup de sensations aux pilotes, notamment au 3ème virage où, lancé à plus de 300km/h, les pilotes peuvent freiner très tardivement grâce à la déclivité importante de la zone de freinage. Avec des virages majoritairement à basse et moyenne vitesse, la motricité est le facteur clé pour aller vite au Red Bull Ring. L’appui aérodynamique est configuré dans sa version « polyvalente », les virages réclament un appui important mais les vitesses approchent les 330km/h, et ce, 4 fois par tour. Il est donc indispensable de ne pas avoir trop de traînée aérodynamique.

Pour l’anecdote, 9 virages étaient recensés l’an dernier, mais la FIA a curieusement décidé de considérer que la très légère courbe avant le désormais 3ème virage comptait également comme un virage. Avec les monoplaces de 2017, on peut aisément imaginer que la référence chronométrique en qualification de Lewis Hamilton en 2016 (1min 06s 228) soit battue. En effet, non seulement les monoplaces sont plus rapides cette année grâce au nouveau règlement, mais, en plus, le record d’Hamilton a été réalisé en Q2, là où les voitures des cadors ne sont pas poussé à leur maximum. En cause, une averse avant la Q3 qui a rendu la piste glissante pour le money time.

L’allocation pneumatique de Pirelli au Grand Prix d’Autriche

Pirelli au Grand Prix d’Autriche 2017

Du point de vue pneumatique, et à l’instar de l’année passée, Pirelli amène ses composés les plus tendres avec l’Ultra Tendre, le Super Tendre et le Tendre. C’est une bonne nouvelle quand on sait que les Pirelli de 2017 sont très durs et que les pilotes ont souffert de la mise en température des pneus sur le tracé glissant de Bakou. Par rapport au GP d’Azerbaïdjan, les pneus seront non seulement plus tendres, mais le bitume est également plus abrasif et le grip supérieur.

Sans être une piste dévoreuse de pneus, on peut croire à des stratégies plus variées avec davantage d’arrêts que lors du weekend azéri. D’autant que la météo pourrait avoir son rôle à jouer : si le temps pour la journée de vendredi s’annonce chaud et ensoleillé, le risque de pluie sera de 50% pour la journée de samedi et des orages sont possibles pour la journée de dimanche.

Bataille acharnée annoncée entre Mercedes et Ferrari

Depuis deux courses, Mercedes semble avoir pris le pas sur Ferrari en termes de vitesse pure avec un énorme travail aérodynamique. L’usage de pneus trop durs sur des asphaltes glissant semblant convenir davantage à la monoplace allemande. Il sera intéressant de voir si l’évolution de Mercedes se confirme sur un tracé plus « classique » et si Ferrari se montrera à son aise avec des gommes plus adaptées à sa fenêtre de fonctionnement. Ferrari sera sûrement sur la retenue côté puissance moteur car une évolution importante est prévue pour le prochain GP à Silverstone. En attendant, Vettel devra composer avec un bloc ayant déjà effectué de nombreux kilomètres. Nul doute que la fiabilité sera à surveiller chez les Italiens.

Furieux du manque de sanction supplémentaire envers Vettel suite à la polémique du précédent GP, Hamilton aura à cœur de briller pour réduire son retard envers le pilote allemand. A domicile, Red Bull se devra de confirmer ses progrès récents, illustrés par une victoire pleine de réussite au GP d’Azerbaïdjan, sur un circuit où le manque de puissance moteur est moins handicapant qu’à Bakou. L’écurie autrichienne s’est félicitée des progrès du bloc Renault au fil des weekends. Derrière, Williams et Force India devraient se disputer âprement la place de « meilleur des autres ». L’écurie indienne ayant déjà fort à faire avec la rivalité entre ses deux pilotes. On attend de voir si McLaren, bénéficiant du moteur Honda évolué, sera capable de jouer les points. Points que Toro Rosso, Haas et Renault devrait logiquement prétendre, seul Sauber semblant hors du coup.

Les horaires du Grand Prix d’Autriche

Les  deux premières séances d’essais libres sont à suivre dès ce vendredi 7 juillet à 10h et 14h. La dernière séance d’essai ainsi que les qualifications se dérouleront samedi 8 juillet à 11h et 14h. Et n’oubliez pas, rendez-vous dimanche 9 juillet à 14h pour suivre le Grand Prix d’Autriche, 9ème grand prix de Formule 1 de la saison !