Du 31 Janvier au 7 Février s’est tenue la 21ème édition du Rallye Monte Carlo Historique. En rendant hommage aux légendaires gloires du rallye, c’est tout un attrait pour le véhicule de collection qui est mis en avant.

Départ du Rallye Monte Carlo Historique à Reims (Ville de Reims)

Depuis 1998, le Rallye de Monte Carlo ne se contente plus seulement d’être une manche du championnat du monde WRC mais met également à l’honneur les véhicules qui ont participé à cette course mythique. Ainsi, c’est 3 jours après l’arrivée du 86ème Monte Carlo en WRC qu’a démarré l’épreuve historique, dont le but n’est cette fois pas la vitesse, mais la régularité.

Le parcours du Rallye Monte Carlo Historique

Alors que l’épreuve WRC se déroule intégralement aux alentours de Monte Carlo, la course historique offre un long périple dont les départs sont parfois lointains pour rejoindre Monaco. Les étrangers étaient les premiers à s’élancer le Mercredi 31 Janvier avec des départs à Oslo (1 611 km), Glasgow (1 987 km) et Lisbonne (2 309 km).

Ont suivi le Vendredi 2 Février les départs à Reims (801 km), Monte Carlo (962 km), Barcelone (1 150 km) et Bad Hombourg (1 028 km). Tous se sont rejoints à Bourgoin-Jallieu dans l’Isère (3 Février) et ont parcouru les routes de l’Ardèche (4 Février), du Vercors (5 Février), de la Drôme (6 Février) pour rejoindre enfin Monte Carlo le Mercredi 7 Février.

Des voitures mythiques

C’est tout l’intérêt de ce rallye de Monte Carlo Historique : faire rouler les gloires du passé ! C’est pourquoi seules sont admises les voitures ayant disputé le rallye de Monte Carlo entre 1955 et 1980. Chaque ville-étape a le bonheur de voir la « caravane du Rallye Monte Carlo Historique » pour le plus grand bonheur des passionnés et des badauds pouvant admirer des véhicules désormais rares sur les routes. Parmi elles, des légendes françaises telles que les Alpines A110 ou A310 mais également des plus méconnues Matra Djet ou Talbot Sunbeam.

Un intérêt populaire pour le Rallye Monte Carlo Historique (Ville de Reims)

Toutes les nationalités y sont représentées, des italiennes Alfa Romeo (Giulietta, Giulia, Alfetta…), Lancia (Fulvia, Beta, Stratos…) au allemandes Porsche (356, 911…), BMW (1800 Ti, 2002 Ti) sans oublier les anglaises Jaguar (MK2, Type-E) ou encore les américaines Ford (Mustang, Capri), il y en a pour tous les goûts !

Pourquoi tant d’intérêt pour les modèles de collection ?

C’est la grande question lorsque l’on voit l’intérêt pour ce type d’épreuve, que ce soit de la part du public ou des pilotes ! Mais cela transparait également à travers l’inflation des modèles historiques sur le marché de l’occasion. Pourquoi, alors que les voitures modernes sont toujours plus abouties et efficaces, les modèles anciens se retrouvent vénérés ?

Tout d’abord, en partie par nostalgie d’une partie du public qui se remémorent leurs véhicules d’enfance et souhaitent revivre des sensations identiques ou acquérir celle qui les ont fait rêver. Mais ce serait réducteur de considérer la « mode » des véhicules de collection par seule nostalgie puisque de plus en plus de jeunes s’intéressent à ce type de modèles. L’autre argument est sans conteste celui du « c’était mieux avant ». Les voitures modernes sont performantes, fiables et confortables, mais c’est également leur défaut : elles manquent de saveur. Plus petites, plus légères, moins assistées et moins insonorisées, les voitures anciennes offrent des sensations plus pures et moins filtrées au volant. Sans oublier les odeurs d’essence ou le son formidable d’une admission par carburateur et d’un échappement libéré qui valent bien la contrainte d’une panne mécanique pouvant surgir à tout moment !

C’est pourquoi les organisateurs, les pilotes et le public ne s’y trompent pas : le passé a de l’avenir !

 

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