Afin de célébrer le retour du Grand Prix de France de Formule 1 au Castellet, l’écurie Renault F1 entame une tournée promotionnelle en région PACA. Le premier de ces road show se tenait à Châteaurenard, le 1er mai. Si le public a profité de cette journée pour ″fêter le travail″, le nombre de personnes présentes aux pieds des tours de la commune nous a surtout permis de mesurer la fascination qu’exercent ces bolides surpuissants sur bon nombre de nos concitoyens.

Moteur ! Action !

Renault F1 2018

Crédits : Photos by Nölann & Stef

Dix ans après le dernier Grand Prix de France, à Magny-Cours, c’est le circuit Paul-Ricard qui accueillera le Formula One Circus le 24 juin prochain… 28 ans après sa dernière apparition dans le Var… et la victoire d’un certain Alain Prost, aujourd’hui ambassadeur et conseiller spécial pour Renault Sport Racing.

Renault F1 : Une Formule 1… sous votre fenêtre !

Pour Renaud Muselier, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ″cet événement répond clairement à notre volonté de faire de ce Grand Prix de Formule 1 un événement populaire, sautant les barrières habituelles pour venir se dérouler sous les fenêtres des habitants de notre région.″ Ainsi, le Sud de l’Hexagone vous donne rendez-vous dans huit de ses villes, et ce jusqu’au 10 mai prochain. L’occasion, pour le public, de voir au plus près une Formule 1 en action.

Et si elle est ″badgée″ Renault, la F1 que vous découvrirez est en réalité la Lotus E20. Celle-là même qui, propulsée par le moteur français, s’est illustrée en 2012, aux mains de Romain Grosjean et de Kimi Räikkönen, vainqueur du Grand Prix d’Abou Dabi en fin de saison.

À Châteaurenard, c’est le monégasque Stéphane Richelmi qui était au volant. Fils de Jean-Pierre, pilote de rallye bien connu, le jeune homme affiche déjà un beau palmarès, puisque champion du monde d’endurance LMP2 en 2016 et vainqueur des 24 heures du Mans la même année, sur une Alpine A460, en compagnie de Nicolas Lapierre et Gustavo Menezes.

Renault F1 2018

Crédits : Photos by Nölann & Stef

800 chevaux et 18 000 tours/minute pour le V8 Renault

Sous le chapiteau Renault, ingénieurs et mécaniciens s’affairent. Il n’est que 9h00 et le bolide entrera en piste deux heures plus tard. Les disques durs des ordinateurs tournent en permanence et l’on comprend bien que la seule clé de contact ne suffira pas pour démarrer la monoplace…

Et puis, instant magique, le moteur de la Renault F1 rugit, juste pour vérifier que tout fonctionne correctement. Les spectateurs, agglutinés autour de la tente jaune, ne peuvent s’empêcher d’esquisser un sourire : c’est bien un V8 qui anime la bête ! Quelques coups d’accélérateur, rageurs, comblent les passionnés et surprennent les néophytes, qui découvrent cet engin. Le moteur atmosphérique de 2400 cc3 délivre presque 800 chevaux et tourne à 18 000 tours/minute. Et puis, il y a ce bruit, puissant et strident… Sûr qu’aujourd’hui, le V6 hybride turbo est moins grisant…

Renault F1 2018

Crédits : Photos by Nölann & Stef

Tout autour, le village s’organise : les gendarmes tiennent un stand de prévention et de sécurité routière, tandis que d’autres s’initient au ″batak pro″, jeu que les pilotes utilisent régulièrement, pour tester leurs réflexes. Enfin, certains prennent place dans les simulateurs, afin de décrocher le meilleur chrono sur les pistes virtuelles… et tenter de gagner de ″vraies″ places pour le Grand Prix de France !

Pas de ″frein à main″ à Châteaurenard !

Bientôt 11h00. Le temps menace. Nous sommes loin des averses promises quelques jours plus tôt, mais le crachin devient de plus en plus dense. Les abris-terrasses des cafés jouxtant le circuit sont tous investis, tandis que les spectateurs arc-boutés aux barrières sortent capuches et parapluies. Une Clio RS part en reconnaissance sur les avenues Barbès et Max Dormoy, puis remonte le cours Carnot… et ses pavés ! Le pilote accélère le rythme et teste les conditions de piste. Pas simple, mais il donne finalement son accord à Stéphane Richelmi : le V8 peut gronder !

 

La Formule 1 quitte le chapiteau et investit le centre-ville. Le terrain est glissant : pas facile de dompter le monstre. Et le pilote de confier : ″il faut se montrer prudent, car la voiture est très basse et l’on peut facilement abîmer le fond-plat, qui est en carbone, sur les plaques d’égout. Evidemment, ce n’est pas le but.″ Trop dangereuse sur le sol mouillé, la montée sur les pavés sera abandonnée au bout d’un passage et Stéphane se concentrera finalement sur la partie asphaltée du circuit.

Plusieurs milliers de spectateurs se pressent autour de cette portion et grimpent sur les murs ou les toits des bâtiments environnants, afin de profiter du spectacle dans les meilleures conditions. Et que ce soit au volant de la F1 ou à celui de la RS 01, sorte de ″Super Car made by Renault″, Richelmi va régaler son public. Violentes accélérations sur l’avenue Max Dormoy, glissades contrôlées, freinages appuyés… et bruit mélodieux ! Sous les applaudissements du public, ravi et conquis. On aura également pu constater que le rayon de braquage d’une Formule 1 est très réduit, car dans l’épingle qui relie les deux rues empruntées, les mécaniciens de Renault se sont employés à remettre la monoplace dans le droit chemin. Il faut dire que les pilotes ont déjà du mal à tourner à Monaco ; imaginez dans ces petites rues…

Renault F1 2018

Crédits : Photos by Nölann & Stef

Comme un p’tit air de Principauté…

En attendant le retour des bolides prévus à 15h00 tapantes, l’équipe Renault organise des ″pit stop″ autour de sa Renault F1. Les heureux chanceux testent alors leurs aptitudes à changer une roue… et se demandent s’ils auraient fait mieux que les mécaniciens HAAS, lors du dernier GP d’Australie… D’autres participent à différents concours ; quelques-uns auront l’honneur de partager l’habitacle de la RS 01 aux côtés de Stéphane, dans l’après-midi. Avec son V6 3,8 litres bi turbo de 550 chevaux, on garantit de jolies sensations aux passagers…

D’autant que les conditions météorologiques sont alors parfaites : le vent a définitivement chassé les nuages et c’est grand bleu sur Châteaurenard ! Les voitures vont pouvoir emprunter les pavés désormais asséchés. Plusieurs habitants investissent alors leurs balcons et la commune prend de faux airs de Principauté…

 

Renault F1 2018

Crédits : Photos by Nölann & Stef

Renault F1 2018

Richelmi passe aussi vite qu’il le peut, et les passages sur les bosses sont impressionnants. Il profite de la moindre portion de plat pour placer une accélération, jusqu’à ce que la RS 01 se dérobe et que la proximité avec les barrières l’oblige à lever le pied. Et quand la E20 surgit, le bruit du moteur sidère autant qu’il impressionne le public. Même si la Renault F1 n’a guère dépassé les 100 km/heure (… qu’elle peut atteindre en 2’’4 !), on comprend bien que l’on a affaire à un monstre de puissance. Et qu’il n’est ni simple de le maîtriser sur un vrai circuit, ni aisé de le piloter en deçà de ses capacités, sur un tracé exigu. Tout le mérite en revient à Stéphane.

Directeur logistique de Renault Sport Racing, Jean-Pierre Raymond avoue avoir été ″un peu réservé, au début, vis-à-vis de la qualité du revêtement du centre-ville. Cela nous empêche d’aller très vite, évidement. Mais l’essentiel est ailleurs : nous avons répondu à la demande de la Région d’amener la F1 au plus proche du public et nous sommes fiers de montrer ces bolides à des gens qui n’auraient jamais pensé voir un jour une Formule 1.

Serez-vous les prochains ? Il vous reste quelques dates pour profiter des Road Show Renault F1 : n’hésitez pas !

Renault F1 Road Show >>> vos rendez-vous

  • 1er mai : Châteaurenard
  • 2 mai : Miramas
  • 4 mai : Aubagne
  • 5 mai : Toulon
  • 6 mai : Le Lavandou
  • 8 mai : Saint-Raphaël
  • 9 mai : Apt
  • 10 mai : Roquebillière